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Mais déjà les courtiers, après avoir conféré ensemble, se disposaient à quitter la place, bien décidés à ne pas pousser plus loin leurs prix. Il semblait donc certain que le capitaine de la _Karysta_, faute de concurrents, allait rester maître du terrain, lorsque l'agent de Smyrne voulut tenter, une dernière fois, de soutenir la lutte.
(L'archipel en feu,Jules Verne)
§1182 Skopélo, qui n'avait pas aperçu Hadjine, ne comprenait rien à cette ardeur immodérée du capitaine. À son compte, la valeur du lot était déjà dépassée, et de beaucoup, par ce prix de quatre mille livres. Aussi se demandait-il ce qui pouvait exciter Nicolas Starkos à se lancer de la sorte dans une mauvaise affaire. Cependant un long silence avait suivi les derniers mots du crieur. Le courtier de Smyrne lui-même, sur un signe de ses collègues, venait d'abandonner la partie. Qu'elle fût définitivement gagnée par Nicolas Starkos, auquel il ne s'en fallait que de quelques minutes pour avoir gain de cause, cela ne pouvait plus faire de doute.
(L'archipel en feu,Jules Verne)
§1185 Cela fait, tous deux se rendirent en Asie Mineure, à Smyrne, où le commerce des esclaves se faisait sur une échelle considérable. Là, par convois nombreux, arrivaient des quantités de ces prisonniers grecs, dont Hadjine Elizundo voulait surtout obtenir la délivrance. Telles furent alors ses offres -- si supérieures à celles des courtiers de la Barbarie ou du littoral asiatique -- que les autorités ottomanes trouvèrent grand profit à traiter et traitèrent avec elle. Que sa généreuse passion fût exploitée par ces agents on le croira sans peine; mais, là, plusieurs milliers de captifs lui durent d'échapper aux bagnes des beys africains.
(L'archipel en feu,Jules Verne)
§1248 -- Que Dieu nous vienne en aide! répondit le vieux Gozzo. Polacre, chébec ou pinque, ce sont autant de trois-mâts, et mieux valent trois mâts que deux, lorsqu'il s'agit d'atterrir sur nos parages avec une bonne cargaison de vins de Candie ou d'étoffes de Smyrne!»
(L'archipel en feu,Jules Verne)
§64 Quant au transport de ces malheureux sur les bazars de Smyrne ou de l'Afrique, il se faisait par des navires qui, le plus souvent, venaient en prendre livraison au port d'Arkassa, situé sur la côte occidentale de l'île. S'ils ne suffisaient pas, un exprès était envoyé à la côte opposée, et les pirates ne répugnaient point à cet odieux commerce.
(L'archipel en feu,Jules Verne)
§1121 |
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