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--À l'instant!... À propos, ajouta-t-elle en reprenant son calme, j'attends ce soir deux hommes fort intéressants, le vicomte de Mortemart, allié aux Montmorency par les Rohan, une des plus illustres familles de France, un des bons émigrés, un vrai! L'autre, c'est l'abbé Morio, cet esprit si profond!... Vous savez qu'il a été reçu par l'empereur!
(La Guerre et la Paix, Léon Tolstoï) §32 «Si Bonaparte reste encore un an sur le trône de France, dit le vicomte, en reprenant son sujet comme un homme habitué à suivre ses propres pensées sans prêter grande attention aux réflexions d'autrui dans une question qui lui est familière, les choses n'en iront que mieux: la société française, je parle de la bonne, bien entendu, sera à jamais détruite par les intrigues, la violence; l'exil et les condamnations... et alors...»
(La Guerre et la Paix, Léon Tolstoï) §161 --Il est impossible de savoir quelle est aujourd'hui l'opinion publique en France.
(La Guerre et la Paix, Léon Tolstoï) §168 --Voici ce que je crois: l'Autriche, cette fois, a été le dindon de la farce; elle n'y est pas habituée et elle prendra sa revanche. Elle a été le dindon, premièrement: parce que les provinces sont ruinées (l'orthodoxe, vous le savez, est terrible pour le pillage), l'armée détruite, la capitale prise, et tout cela pour les beaux yeux de Sa Majesté de Sardaigne; et secondement, ceci, mon cher, entre nous, je sens d'instinct qu'on nous trompe, je flaire des rapports et des projets de paix avec la France, d'une paix secrète conclue séparément.
(La Guerre et la Paix, Léon Tolstoï) §1895 «En un mot, ces messieurs, qui n'étaient pas Gascons pour rien, lui jettent tant de poudre aux yeux avec leurs belles phrases, et lui, de son côté, se sent tellement honoré de cette intimité soudaine avec des maréchaux de France, si aveuglé par le manteau et les plumes d'autruche de Murat, qu'il n'y voit que du feu, et oublie celui qu'il devait faire sur l'ennemi!»
(La Guerre et la Paix, Léon Tolstoï) §1980 «Cette victoire finira la campagne, et nous pourrons reprendre nos quartiers d'hiver, où nous serons joints par les nouvelles armées qui se forment en France, et alors la paix que je ferai sera digne de mon peuple, de vous et de moi.
(La Guerre et la Paix, Léon Tolstoï) §3121 --Connais-tu le mot d'ordre? disait un officier de la garde à un camarade. Avant-hier c'était: «Napoléon, France, bravoure»; hier c'était «Alexandre, Russie, grandeur» Un jour c'est Napoléon qui le donne, le lendemain c'est l'Empereur, et demain il enverra la croix de Saint-Georges au plus brave soldat de la garde française. On ne peut faire autrement que de lui rendre la pareille.»
(La Guerre et la Paix, Léon Tolstoï) §4540 |
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