Jules Verne | Voyage au centre de la terre | Islande | Islande

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--Cet ouvrage! répondit mon oncle en s'animant, c'est l'_Heims-Kringla_ de Snorre Turleson, le fameux auteur islandais du douzième siècle; c'est la Chronique des princes norvégiens qui régnèrent en Islande. (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §57

«Les runes, reprit-il, étaient des caractères d'écriture usités autrefois en Islande, et, suivant la tradition, ils furent inventés par Odin lui-même! Mais regarde donc, admire donc, impie, ces types qui sont sortis de l'imagination d'un dieu!» (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §68

Il y avait là de quoi perdre la tête! Quatre idiomes différents dans cette phrase absurde! Quel rapport pouvait-il exister entre les mots «glace, monsieur, colère, cruel, bois sacré, changeant, mère, arc ou mer?» Le premier et le dernier seuls se rapprochaient facilement; rien d'étonnant que, dans un document écrit en Islande, il fût question d'une «mer de glace». Mais de là à comprendre le reste du cryptogramme, c'était autre chose. (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §189

«Voici une des meilleures cartes de l'Islande, celle de Handerson, et je crois qu'elle va nous donner la solution de toutes tes difficultés.» (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §288

«Vois cette île composée de volcans, dit le professeur, et remarque qu'ils portent tous le nom de Yocul. Ce mot veut dire «glacier» en islandais, et, sous la latitude élevée de l'Islande, la plupart des éruptions se font jour à travers les couches de glace. De là cette dénomination de Yocul appliquée à tous les monts ignivomes de l'île. (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §290

«Suis-moi sur la côte occidentale de l'Islande. Aperçois-tu Reykjawik, sa capitale? Oui. Bien. Remonte les fjords innombrables de ces rivages rongés par la mer, et arrête-toi un peu au-dessous du soixante-cinquième degré de latitude. Que vois-tu là? (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §293

--Eh! crois-tu donc, ignorant, qu'on se rende si facilement en Islande? Si tu ne m'avais pas quitté comme un fou, je t'aurais emmené au bureau-office de Copenhague, chez Liffender et Co. Là, tu aurais vu que de Copenhague à Reykjawik il n'y a qu'un service. (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §398

Entre autres, une feuille de papier, pliée avec soin, portait l'entête de la chancellerie danoise, avec la signature de M. Christiensen, consul à Hambourg et l'ami du professeur. Cela devait nous donner toute facilité d'obtenir à Copenhague des recommandations pour le gouverneur de l'Islande. (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §435

Mon oncle avait pour lui une chaude lettre de recommandation. En général, un savant en reçoit assez mal un autre. Mais ici ce fut tout autrement. M. Thomson, en homme serviable, fit un cordial accueil au professeur Lidenbrock, et même à son neveu. Dire que notre secret fut gardé vis-à-vis de l'excellent directeur du Muséum, c'est à peine nécessaire. Nous voulions tout bonnement visiter l'Islande en amateurs désintéressés. (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §453

J'espérais que les moyens de transport manqueraient absolument; mais il n'en fut rien. Une petite goélette danoise, la _Valkyrie_, devait mettre à la voile le 2 juin pour Reykjawik. Le capitaine, M. Bjarne, se trouvait à bord; son futur passager, dans sa joie, lui serra les mains à les briser. Ce brave homme fut un peu étonné d'une pareille étreinte. Il trouvait tout simple d'aller en Islande, puisque c'était son métier. Mon oncle trouvait cela sublime. Le digne capitaine profita de cet enthousiasme pour nous faire payer double le passage sur son bâtiment. Mais nous n'y regardions pas de si près. (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §455

Le jour du départ arriva. La veille, le complaisant M. Thomson nous avait apporté des lettres de recommandations pressantes pour le comte Trampe, gouverneur de l'Islande, M. Pietursson, le coadjuteur de l'évêque, et M. Finsen, maire de Reykjawik. En retour, mon oncle lui octroya les plus chaleureuses poignées de main. (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §487

Bientôt notre goélette fut battue par les vagues de l'Atlantique; elle dut louvoyer contre le vent du nord et n'atteignit pas sans peine les Feroë. Le 3, le capitaine reconnut Myganness, la plus orientale de ces îles, et, à partir de ce moment, il marcha droit au cap Portland, situé sur la côte méridionale de l'Islande. (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §502

La _Valkyrie_ se tint à une distance raisonnable des côtes, en les prolongeant vers l'ouest, au milieu de nombreux troupeaux de baleines et de requins. Bientôt apparut un immense rocher percé à jour, au travers duquel la mer écumeuse donnait avec furie. Les îlots de Westman semblèrent sortir de l'Océan, comme une semée de rocs sur la plaine liquide. A partir de ce moment, la goélette prit du champ pour tourner à bonne distance le cap Reykjaness, qui ferme l'angle occidental de l'Islande. (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §506

Puis, après m'avoir recommandé du geste un silence absolu, il descendit dans le canot qui l'attendait. Je le suivis, et bientôt nous foulions du pied le sol de l'Islande. (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §513

Quant au coadjuteur, M. Pictursson, il faisait actuellement une tournée épiscopale dans le Bailliage du nord; nous devions renoncer provisoirement à lui être présentés. Mais un charmant homme, et dont le concours nous devint fort précieux, ce fut M. Fridriksson, professeur de sciences naturelles à l'école de Reykjawik. Ce savant modeste ne parlait que l'islandais et le latin; il vint m'offrir ses services dans la langue d'Horace, et je sentis que nous étions faits pour nous comprendre. Ce fut, en effet, le seul personnage avec lequel je pus m'entretenir pendant mon séjour en Islande. (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §516

--Oh! cela m'intéresse médiocrement. Ce qui est curieux dans cette terre d'Islande n'est pas dessus, mais dessous. (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §524

--Quoi! en Islande? (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §564

--Ils n'existent ni en Islande ni ailleurs. (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §565

--Oui, monsieur Lidenbrock; les travaux de MM. Olafsen et Povelsen exécutés par ordre du roi, les études de Troïl, la mission scientifique de MM. Gaimard et Robert, à bord de la corvette française _la Recherche_[1], et dernièrement, les observations des savants embarqués sur la frégate _la Reine-Hortense_, ont puissamment contribué à la reconnaissance de l'Islande. Mais, croyez-moi, il y a encore à faire. (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §577

Le lendemain 15, les préparatifs furent achevés. Notre hôte fit un sensible plaisir au professeur en lui remettant une carte de l'Islande, incomparablement plus parfaite que celle d'Henderson, la carte de M. Olaf Nikolas Olsen, réduite au 1/400000, et publiée par la Société littéraire islandaise, d'après les travaux géodésiques de M. Scheel Frisac, et le levé topographique de M. Bjorn Gumlaugsonn. C'était un précieux document pour un minéralogiste. (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §654

L'Islande est une des grandes îles de l'Europe; elle mesure quatorze cents milles de surface, et ne compte que soixante mille habitants. Les géographes l'ont divisée en quatre quartiers, et nous avions à traverser presque obliquement celui qui porte le nom de Pays du quart du Sud-Ouest, «Sudvestr Fjordùngr.» (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §668

Pourtant cette partie de la province, située à deux pas de sa capitale, comptait parmi les portions habitées et cultivées de l'Islande. Qu'étaient alors les contrées plus désertes que ce désert? Un demi-mille franchi, nous n'avions encore rencontré ni un fermier sur la porte de sa chaumière, ni un berger sauvage paissant un troupeau moins sauvage que lui; seulement quelques vaches et des moutons abandonnés à eux-mêmes. Que seraient donc les régions convulsionnées, bouleversées par les phénomènes éruptifs, nées des explosions volcaniques et des commotions souterraines? (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §677

Il aurait dû faire nuit, mais sous le soixante cinquième parallèle, la clarté diurne des régions polaires ne devait pas m'étonner; en Islande, pendant les mois de juin et juillet, le soleil ne se couche pas. (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §712

Cependant le silence se fit dans ce petit monde à l'arrivée de la soupe, et la taciturnité naturelle, même aux gamins islandais, reprit son empire. L'hôte nous servit une soupe au lichen et point désagréable, puis une énorme portion de poisson sec nageant dans du beurre aigri depuis vingt ans, et par conséquent bien préférable au beurre frais, d'après les idées gastronomiques de l'Islande. Il y avait avec cela du «skyr», sorte de lait caillé, accompagné de biscuit et relevé par du jus de baies de genièvre; enfin, pour boisson, du petit lait mêlé d'eau, nommé «blanda» dans le pays. Si cette singulière nourriture était bonne ou non, c'est ce dont je ne pus juger. J'avais faim, et, au dessert, j'avalai jusqu'à la dernière bouchée une épaisse bouillie de sarrasin. (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §728

Et ce mot seul produisait son effet répulsif. Cette horrible affection de la lèpre est assez commune en Islande; elle n'est pas contagieuse, mais héréditaire; aussi le mariage est-il interdit à ces misérables. (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §736

Au delà de la muraille basaltique du fjörd de Stapi, se présenta d'abord un sol de tourbe herbacée et fibreuse, résidu de l'antique végétation des marécages de la presqu'île; la masse de ce combustible encore inexploité suffirait à chauffer pendant un siècle toute la population de l'Islande; cette vaste tourbière, mesurée du fond de certains ravins, avait souvent soixante-dix pieds de haut et présentait des couches successives de détritus carbonisés, séparées par des feuillets de tuf ponceux. (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §802

En véritable neveu du professeur Lidenbrock et malgré mes préoccupations, j'observais avec intérêt les curiosités minéralogiques étalées dans ce vaste cabinet d'histoire naturelle; en même temps je refaisais dans mon esprit toute l'histoire géologique de l'Islande. (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §803

L'Islande, absolument privée de terrain sédimentaire, se compose uniquement de tuf volcanique, c'est-à-dire d'un agglomérat de pierres et de roches d'une texture poreuse. Avant l'existence des volcans; elle était faite d'un massif trappéen, lentement soulevé au-dessus des flots par la poussée des forces centrales. Les feux intérieurs n'avaient pas encore fait irruption au dehors. (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §805

Telle fut la succession des phénomènes qui constituèrent l'Islande; tous provenaient de l'action des feux intérieurs, et supposer que la masse interne ne demeurait pas dans un état permanent d'incandescente liquidité, c'était folie. Folie surtout de prétendre atteindre le centre du globe! (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §810

La mer s'étendait à une profondeur de trois mille deux cents pieds; nous avions dépassé la limite des neiges perpétuelles, assez peu élevée en Islande par suite de l'humidité constante du climat. Il faisait un froid violent; le vent soufflait avec force. J'étais épuisé. Le professeur vit bien que mes jambes me refusaient tout service, et, malgré son impatience, il se décida à s'arrêter. Il fit donc signe au chasseur, qui secoua la tête en disant: (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §821

--Oui; nous n'en sommes pas à trente-cinq lieues, et, pendant les dégels, les ours blancs arrivent jusqu'à l'Islande, portés sur les glaçons du nord. Mais cela importe peu. Nous sommes au sommet du Sneffels; voici deux pics, l'un au sud, l'autre au nord. Hans va nous dire de quel nom les Islandais appellent celui qui nous porte en ce moment.» (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §845

Au moment de m'engouffrer dans ce couloir obscur, je relevai la tête, et j'aperçus une dernière fois, par le champ de l'immense tube, ce ciel de l'Islande «que je ne devais plus jamais revoir.» (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §966

--Sans doute. Depuis une demi-heure, les pentes se sont modifiées, et à les suivre ainsi, nous reviendrons certainement à la terre d'Islande(Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §1021

--C'est que, si vos calculs sont exacts, nous ne sommes plus sous l'Islande, (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §1263

Le professeur pouvait trouver cette situation fort simple; mais la pensée de me promener sous la masse des eaux ne laissa pas de me préoccuper. Et cependant, que les plaines et les montagnes de l'Islande fussent suspendues sur notre tête, ou les flots de l'Atlantique, cela différait peu, en somme, du moment que la charpente granitique était solide. Du reste, je m'habituai promptement à cette idée, car le couloir, tantôt droit, tantôt sinueux, capricieux dans ses pentes comme dans ses détours, mais toujours courant au sud-est, et toujours s'enfonçant davantage, nous conduisit rapidement à de grandes profondeurs. (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §1271

--Au point où nous sommes, sous la latitude de l'Islande, le rayon terrestre est de quinze cent quatre-vingt-trois lieues à peu près? (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §1309

Le 7 août, nos descentes successives nous avaient amenés à une profondeur de trente lieues; c'est-à-dire qu'il y avait sur notre tête trente lieues de rocs, d'océan, de continents et de villes. Nous devions être alors à deux cents lieues de l'Islande. (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §1354

J'essayai de ramener mes idées aux choses de la terre. C'est à peine si je pus y parvenir. Hambourg, la maison de König-strasse, ma pauvre Graüben, tout ce monde sous lequel je m'égarais, passa rapidement devant mon souvenir effaré. Je revis dans une vive hallucination les incidents du voyage, la traversée, l'Islande, M. Fridriksson, le Sneffels! Je me dis que si, dans ma position, je conservais encore l'ombre d'une espérance ce serait signe de folie, et qu'il valait mieux désespérer! (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §1383

--Horizontalement, à trois cent cinquante lieues de l'Islande. (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §1644

--Eh! sans doute, geyser, riposte mon oncle, un geyser pareil à ceux de l'Islande(Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §1870

Mais avant de déborder je fais quelques observations pour calculer la distance parcourue, et je les note sur mon journal. Nous avons franchi deux cent soixante-dix lieues de mer depuis Port-Graüben, et nous sommes à six cent vingt lieues de l'Islande, sous l'Angleterre. (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §1884

--Soit! A l'îlot Axel, nous avions franchi environ deux cent soixante-dix lieues de mer et nous nous trouvions à plus de six cents lieues de l'Islande. (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §1997

Dans les régions septentrionales, cela ne faisait aucun doute. Avant ses affolements, la boussole n'avait jamais varié à cet égard. Depuis le cap Saknussemm, nous avions été entraînés directement au nord pendant des centaines de lieues. Or, étions-nous revenus sous l'Islande? Devions-nous être rejetés par le cratère de l'Hécla ou par ceux des sept autres monts ignivomes de l'île? Dans un rayon de 500 lieues, à l'ouest, je ne voyais sous ce parallèle que les volcans mal connus de la côte nord-ouest de l'Amérique. Dans l'est un seul existait sous le quatre-vingtième degré de latitude, l'Esk, dans l'île de Jean Mayen, non loin du Spitzberg! Certes, les cratères ne manquaient pas, et ils se trouvaient assez spacieux pour vomir une armée tout entière! Mais lequel nous servirait d'issue, c'est ce que je cherchais à deviner. (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §2337

«En Islande? dis-je. (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §2374

«En effet, voilà qui ne ressemble pas à l'Islande. (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §2382

Ah! quel voyage! Quel merveilleux voyage! Entrés par un volcan, nous étions sortis par un autre, et cet autre était situé à plus de douze cents lieues du Sneffels, de cet aride pays de l'Islande jeté aux confins du monde! Les hasards de cette expédition nous avaient transportés au sein des plus harmonieuses contrées de la terre! Nous avions abandonné la région des neiges éternelles pour celle de la verdure infinie et laissé au-dessus de nos têtes le brouillard grisâtre des zones glacées pour revenir au ciel azuré de la Sicile! (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §2426

Cependant le présence de Hans, et diverses informations venues d'Islande modifièrent peu à peu l'opinion publique. (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §2447

Au moment où ces questions étaient palpitantes, mon oncle éprouva un vrai chagrin. Hans, malgré ses instances, avait quitté Hambourg; l'homme auquel nous devions tout ne voulut pas nous laisser lui payer notre dette. Il fut pris de la nostalgie de l'Islande. (Voyage au centre de la terre, Jules Verne)  §2451