Jules Verne | Vingt mille lieues sous les mers | Grèce | Rhodes

Le commandant Farragut était un bon marin, digne de la frégate qu'il commandait. Son navire et lui ne faisaient qu'un. Il en était l'âme. Sur la question du cétacé, aucun doute ne s'élevait dans son esprit, et il ne permettait pas que l'existence de l'animal fût discutée à son bord. Il y croyait comme certaines bonnes femmes croient au Léviathan par foi, non par raison. Le monstre existait, il en délivrerait les mers, il l'avait juré. C'était une sorte de chevalier de Rhodes, un Dieudonné de Gozon, marchant à la rencontre du serpent qui désolait son île. Ou le commandant Farragut tuerait le narwal, ou le narwal tuerait le commandant Farragut. Pas de milieu. (Vingt mille lieues sous les mers, Jules Verne)  §169

Est in Carpathio Neptuni gurgite vates Coeruleus Proteus... C'était, en effet, l'antique séjour de Protée, le vieux pasteur des troupeaux de Neptune, maintenant l'île de Scarpanto, située entre Rhodes et la Crète. Je n'en vis que les soubassements granitiques à travers la vitre du salon. (Vingt mille lieues sous les mers, Jules Verne)  §2316

Le lendemain, 16 février, nous quittions ce bassin qui. entre Rhodes et Alexandrie, compte des profondeurs de trois mille mètres, et le ?Nautilus? passant au large de Cerigo, abandonnait l'archipel grec, après avoir doublé le cap Matapan. (Vingt mille lieues sous les mers, Jules Verne)  §2375