Jules Verne | Michel Strogoff | Russie | Omsk

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--Quant aux gouvernements de l'Yeniseisk, d'Omsk, de Sémipalatinsk, de Tobolsk, nous sommes toujours en communication directe avec eux depuis le début de l'invasion? (Michel Strogoff, Jules Verne)  §79

--Que son signalement soit immédiatement envoyé à Nijni-Novgorod, à Perm, à Ékaterinbourg, à Kassimow, à Tioumen, à Ichim, à Omsk, à Élamsk, à Kolyvan, à Tomsk, à tous les postes télégraphiques avec lesquels le fil correspond encore! (Michel Strogoff, Jules Verne)  §83

La Russie asiatique ou Sibérie couvre une aire superficielle de cinq cent soixante mille lieues et compte environ deux millions d'habitants. Elle s'étend depuis les monts Ourals, qui la séparent de la Russie d'Europe, jusqu'au littoral de l'océan Pacifique. Au sud, c'est le Turkestan et l'empire chinois qui la délimitent suivant une frontière assez indéterminée; au nord, c'est l'océan Glacial depuis la mer de Kara jusqu'au détroit de Behring. Elle est divisée en gouvernements ou provinces, qui sont ceux de Tobolsk, d'Yeniseisk, d'Irkoutsk, d'Omsk, de Iakoutsk; elle comprend deux districts, ceux d'Okhotsk et de Kamtschatka, et possède deux pays, maintenant soumis à la domination moscovite, le pays des Kirghis et le pays des Tchouktches. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §145

Une seule communication, mais une communication électrique, joint les deux frontières ouest et est de la Sibérie au moyen d'un fil qui mesure plus de huit mille verstes de long (8,536 kilomètres). [La verste vaut 1067 mètres, c'est-à-dire un peu plus d'un kilomètre.] A sa sortie de l'Oural, il passe par Ekaterinbourg, Kassimow, Tioumen, Ichim, Omsk, Elamsk, Kolyvan, Tomsk, Krasnoiarsk, Nijni-Oudinsk, Irkoutsk, Verkne-Nertschink, Strelink, Albazine, Blagowstenks, Radde, Orlomskaya, Alexandrowskoë, Nikolaevsk, et prend six roubles et dix-neuf kopeks par chaque mot lancé à son extrême limite. [Environ 27 francs. Le rouble (argent) vaut 3 francs 75 centimes. Le kopek (cuivre) vaut 4 centimes.] D'Irkoutsk un embranchement va se souder à Kiakhta sur la frontière mongole, et de là, à trente kopeks par mot, la poste transporte les dépêches à Péking en quatorze jours. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §149

Les Kirghis se divisent en trois hordes, la grande, la petite et la moyenne, et comptent environ quatre cent mille «tentes», soit deux millions d'âmes. De ces diverses tribus, les unes sont indépendantes, et les autres reconnaissent la souveraineté, soit de la Russie, soit des khanats de Khiva, de Khokhand et de Boukhara, c'est-à-dire des plus redoutables chefs du Turkestan. La horde moyenne, la plus riche, est en même temps la plus considérable, et ses campements occupent tout l'espace compris entre les cours d'eau du Sara-Sou, de l'Irtyche, de l'Ichim supérieur, le lac Hadisang et le lac Aksakal. La grande horde, qui occupe les contrées situées dans l'est de la moyenne, s'étend jusqu'aux gouvernements d'Omsk et de Tobolsk. Si donc ces populations kirghises se soulevaient, c'était l'envahissement de la Russie asiatique, et, tout d'abord, la séparation de la Sibérie, à l'est de l'Yeniseï. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §208

--D'Omsk. C'est un Sibérien. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §239

Son père, le vieux Pierre Strogoff, mort depuis dix ans, habitait la ville d'Omsk, située dans le gouvernement de ce nom, et sa mère, Marfa Strogoff, y demeurait encore. C'était là, au milieu des steppes sauvages des provinces d'Omsk et de Tobolsk, que le redoutable chasseur sibérien avait élevé son fils Michel «à la dure», suivant l'expression populaire. De sa véritable profession, Pierre Strogoff était chasseur. Été comme hiver, aussi bien par les chaleurs torrides que par des froids qui dépassent quelquefois cinquante degrés au-dessous de zéro, il courait la plaine durcie, les halliers de mélèzes et de bouleaux, les forêts de sapins, tendant ses trappes, guettant le petit gibier au fusil et le gros gibier à la fourche ou au couteau. Le gros gibier n'était rien de moins que l'ours sibérien, redoutable et féroce animal dont la taille égale celle de ses congénères des mers glaciales. Pierre Strogoff avait tué plus de trente-neuf ours, c'est-à-dire que le quarantième était tombé sous ses coups,--et l'on sait, à en croire les légendes cynégétiques de la Russie, combien de chasseurs ont été heureux jusqu'au trente-neuvième ours, qui ont succombé devant le quarantième! (Michel Strogoff, Jules Verne)  §263

L'unique passion de Michel Strogoff était pour sa mère, la vieille Marfa, qui n'avait jamais voulu quitter l'ancienne maison des Strogoff, à Omsk, sur les bords de l'Irtyche, là où le vieux chasseur et elle vécurent si longtemps ensemble. Lorsque son fils la quitta, ce fut le coeur gros, mais en lui promettant de revenir toutes les fois qu'il le pourrait,--promesse qui fut toujours religieusement tenue. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §266

Quant aux congés qui lui revenaient de droit, après ces lointaines missions, jamais il ne négligea de les consacrer à sa vieille mère,--fût-il séparé d'elle par des milliers de verstes et l'hiver rendit-il les routes impraticables. Cependant, et pour la première fois, Michel Strogoff, qui venait d'être très-employé dans le sud de l'empire, n'avait pas revu la vieille Marfa depuis trois ans, trois siècles! Or, son congé réglementaire allait lui être accordé dans quelques jours, et il avait déjà fait ses préparatifs de départ pour Omsk, quand se produisirent les circonstances que l'on sait. Michel Strogoff fut donc introduit en présence du czar, dans la plus complète ignorance de ce que l'empereur attendait de lui. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §268

--A Omsk. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §283

--As-tu des parents à Omsk? (Michel Strogoff, Jules Verne)  §284

--Passeras-tu par Omsk? (Michel Strogoff, Jules Verne)  §297

--Trois fois, Nadia, lorsque j'allais a Omsk, (Michel Strogoff, Jules Verne)  §783

--Et qu'allais-tu faire à Omsk? (Michel Strogoff, Jules Verne)  §784

«Je vais à Omsk, messieurs. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §983

--Vous vous dirigez sur Omsk? demanda Michel Strogoff, après avoir réfléchi un instant. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §989

Michel Strogoff eût évidemment mieux aimé voyager seul, mais il ne pouvait, sans que cela parût au moins singulier, chercher à se séparer de deux voyageurs qui allaient suivre la même route que lui. D'ailleurs, puisqu'Alcide Jolivet et son compagnon avaient l'intention de s'arrêter à Ichim, sans immédiatement continuer sur Omsk, il n'y avait aucun inconvénient à faire avec eux cette partie du voyage. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §992

--Ma foi, monsieur, nous n'en savons que ce qu'on en disait à Perm, répondit Alcide Jolivet. Les Tartares de Féofar-Khan ont envahi toute la province de Sémipalatinsk, et, depuis quelques jours, ils descendent à marche forcée le cours de l'Irtyche. Il faut donc vous hâter si vous voulez les devancer à Omsk. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §996

«Messieurs, dit-il donc à ses nouveaux compagnons, je serai très-satisfait de faire avec vous une partie de mon voyage, mais je dois vous prévenir que je suis extrêmement pressé d'arriver à Omsk, car ma soeur et moi nous y allons rejoindre notre mère. Qui sait même si nous arriverons avant que les Tartares aient envahi la ville! Je ne m'arrêterai donc aux relais que le temps de changer de chevaux, et je voyagerai jour et nuit! (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1083

--Il est possible, d'ailleurs, que nous nous retrouvions dans quelques jours à Omsk, ajouta Harry Blount. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1149

Quelques éclaireurs de Féofar-Khan auraient déjà paru sur les deux rives de l'Ichim inférieur, dans les contrées méridionales du gouvernement de Tobolsk. Omsk était très-menacé. On parlait d'un engagement qui avait eu lieu entre les troupes sibériennes et tartares sur la frontière des grandes hordes kirghises,--engagement qui n'avait pas été à l'avantage des Russes, trop faibles sur ce point. De là, repliement de ces troupes, et, par suite, émigration générale des paysans de la province. On racontait d'horribles atrocités commises par les envahisseurs, pillage, vol, incendie, meurtres. C'était le système de la guerre à la tartare. On fuyait donc de tous côtés l'avant-garde de Féofar-Khan. Aussi, devant ce dépeuplement des bourgs et des hameaux, la plus grande crainte de Michel Strogoff était-elle que les moyens de transport ne vinssent à lui manquer. Il avait donc une hâte extrême d'arriver à Omsk. Peut-être, au sortir de cette ville, pourrait-il prendre l'avance sur les délateurs tartares qui descendaient la vallée de l'Irtyche, et retrouver la route libre jusqu'à Irkoutsk. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1239

Il lui vint aussi à la pensée que si Omsk était envahie par les Tartares, la mère de Michel Strogoff, qui habitait cette ville, courrait des dangers dont son fils devait extrêmement s'inquiéter, et que cela suffisait à expliquer son impatience d'arriver près d'elle. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1244

Et, comme Michel Strogoff ne répondait pas: «Peut-être, ajouta-t-elle, ta mère a-t-elle pu quitter Omsk? (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1249

--Cela est possible, Nadia, répondit Michel Strogoff, et même j'espère qu'elle aura gagné Tobolsk. La vieille Marfa a la haine du Tartare. Elle connaît la steppe, elle n'a pas peur, et je souhaite qu'elle ait pris son bâton et redescendu les rives de l'Irtyche. Il n'y a pas un endroit de la province qui ne soit connu d'elle. Combien de fois a-t-elle parcouru tout le pays avec le vieux père, et combien de fois, moi-même enfant, les ai-je suivis dans leurs courses à travers le désert sibérien! Oui, Nadia, j'espère que ma mère aura quitté Omsk! (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1250

--Cependant, si ta mère est à Omsk, tu prendras bien une heure pour aller l'embrasser? (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1253

--Tu dis: non! Ah! frère, pour quelles raisons, si ta mère est à Omsk, peux-tu refuser de la voir? (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1257

Enfin, le tarentass partit, et fit si bien diligence qu'à trois heures du soir, quatre-vingts verstes plus loin, il atteignait Koulatsinskoë. Puis, une heure après, il se trouvait sur les bords de l'Irtyche. Omsk n'était plus qu'à une vingtaine de verstes. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1265

Les barques tartares n'étaient plus qu'à une distance de cent pieds. Elles portaient un détachement de soldats boukhariens, qui allaient tenter une reconnaissance sur Omsk. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1297

La garnison d'Omsk, réduite à deux mille hommes, avait vaillamment résisté. Mais, accablée par les troupes de l'émir, repoussée peu à peu de la ville marchande, elle avait dû se réfugier dans la ville haute. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1313

C'est la que le gouverneur général, ses officiers, ses soldats s'étaient retranchés. Ils avaient fait du haut quartier d'Omsk une sorte de citadelle, après en avoir crénelé les maisons et les églises, et, jusqu'alors, ils tenaient bon dans cette sorte de kreml improvisé, sans grand espoir d'être secourus à temps. En effet, les troupes tartares, qui descendaient le cours de l'Irtyche, recevaient chaque jour de nouveaux renforts, et, circonstance plus grave, elles étaient alors dirigées par un officier, traître à son pays, mais homme de grand mérite et d'une audace à toute épreuve. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1314

Or, quand Michel Strogoff arriva sur les bords de l'Irtyche, Ivan Ogareff était déjà maître d'Omsk, et il pressait d'autant plus le siège du haut quartier de la ville, qu'il avait hâte de rejoindre Tomsk, où le gros de l'armée tartare venait de se concentrer. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1317

--Sur la rive droite de l'Irtyche, et seulement à cinq verstes d'Omsk, répondit le moujik. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1335

--Eh bien, j'irai a pied à Omsk chercher un cheval... (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1347

--Viens donc! répondit le moujik, comprenant qu'il n'y avait pas à lutter contre la volonté de son hôte. Je te conduirai moi-même, ajouta-t-il. D'ailleurs, les Russes sont encore en grand nombre à Omsk, et tu pourras peut-être passer inaperçu. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1350

Michel Strogoff sortit de la cabane. Lorsqu'il voulut marcher, il fut pris d'un éblouissement tel que, sans le secours du moujik, il serait tombé, mais le grand air le remit promptement. Il ressentit alors le coup qui lui avait été porté à la tête, et dont son bonnet de fourrure avait heureusement amorti la violence. Avec l'énergie qu'on lui connaît, il n'était pas homme à se laisser abattre pour si peu. Un seul but se dressait devant ses yeux, c'était cette lointaine Irkoutsk qu'il lui fallait atteindre! Mais il lui fallait traverser Omsk sans s'y arrêter. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1353

A l'intérieur d'Omsk, dans les rues, sur les places, fourmillaient les soldats tartares, mais on pouvait remarquer qu'une main de fer leur imposait une discipline à laquelle ils étaient peu accoutumés. En effet, ils ne marchaient point isolément, mais par groupes armés, en mesure de se défendre contre toute agression. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1356

Sur la grande place, transformée en camp que gardaient de nombreuses sentinelles, deux mille Tartares bivouaquaient en bon ordre, Les chevaux, attachés à des piquets, mais toujours harnachés, étaient prêts à partir au premier ordre. Omsk ne pouvait être qu'une halte provisoire pour cette cavalerie tartare, qui devait lui préférer les riches plaines de la Sibérie orientale, là où les villes sont plus opulentes, les campagnes plus fertiles, et, par conséquent, le pillage plus fructueux. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1357

Michel Strogoff connaissait parfaitement la ville d'Omsk, et, tout en suivant son guide, il évita les rues trop fréquentées. Ce n'était pas qu'il pût craindre d'être reconnu. Dans cette ville, sa vieille mère aurait seule pu l'appeler de son vrai nom, mais il avait juré de ne pas la voir, et il ne la verrait pas. D'ailleurs,--il le souhaitait de tout coeur,--peut-être avait-elle fui dans quelque portion tranquille de la steppe. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1360

Michel Strogoff ne se trompait pas. Ces deux hommes n'en faisaient qu'un. C'était sous le vêtement d'un tsigane, mêlé à la troupe de Sangarre, qu'Ivan Ogareff avait pu quitter la province de Nijni-Novgorod, où il était allé chercher, parmi les étrangers si nombreux que la foire avait amenés de l'Asie centrale, les affidés qu'il voulait associer à l'accomplissement de son oeuvre maudite. Sangarre et ses tsiganes, véritables espions à sa solde, lui étaient absolument dévoués. C'était lui qui, pendant la nuit, sur le champ de foire, avait prononcé cette phrase singulière dont Michel Strogoff pouvait maintenant comprendre le sens, c'était lui qui voyageait à bord du Caucase avec toute la bande bohémienne, c'était lui qui, par cette autre route de Kazan à Ichim à travers l'Oural, avait gagné Omsk, où maintenant il commandait en maître. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1375

Il y avait à peine trois jours qu'Ivan Ogareff était arrivé à Omsk, et, sans leur funeste rencontre à Ichim, sans l'événement qui venait de le retenir trois jours sur les bords de l'Irtyche, Michel Strogoff l'eût évidemment devancé sur la route d'Irkoutsk! (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1376

Le moujik et lui reprirent donc leur course à travers la ville, et ils arrivèrent à la maison de poste. Quitter Omsk par une des brèches de l'enceinte ne serait pas difficile, la nuit venue. Quant à racheter une voiture pour remplacer le tarentass, ce fut impossible. Il n'y en avait ni à louer ni à vendre. Mais quel besoin Michel Strogoff avait-il d'une voiture maintenant? N'était-il pas seul, hélas! à voyager? Un cheval devait lui suffire, et, très-heureusement, ce cheval, il put se le procurer. C'était un animal de fond, apte à supporter de longues fatigues, et dont Michel Strogoff, habile cavalier, pourrait tirer un bon parti. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1379

Michel Strogoff, obligé d'attendre la nuit pour franchir l'enceinte, mais ne voulant pas se montrer dans les rues d'Omsk, resta dans la maison de poste, et, là, il se fit servir quelque nourriture. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1382

Il y avait grande affluence dans la salle commune. Ainsi que cela se passait dans les gares russes, les habitants, très-anxieux, venaient y chercher des nouvelles. On parlait de l'arrivée prochaine d'un corps de troupes moscovites, non pas à Omsk, mais à Tomsk,--corps destiné à reprendre cette ville sur les Tartares de Féofar-Khan. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1383

Il était heureux que Michel Strogoff eût si brusquement quitté le relais. Les ordres d'Ivan Ogareff avaient été aussitôt transmis à toutes les issues de la ville, et son signalement envoyé à tous les chefs de poste, afin qu'il ne pût sortir d'Omsk. Mais, à ce moment, il avait déjà franchi une des brèches de l'enceinte, son cheval courait la steppe, et, n'ayant pas été immédiatement poursuivi, il devait réussir à s'échapper. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1439

C'était le 29 juillet, à huit heures du soir, que Michel Strogoff avait quitté Omsk. Cette ville se trouve à peu près à mi-route de Moscou a Irkoutsk, où il lui fallait arriver sous dix jours, s'il voulait devancer les colonnes tartares. Évidemment, le déplorable hasard qui l'avait mis en présence de sa mère avait trahi son incognito. Ivan Ogareff ne pouvait plus ignorer qu'un courrier du czar venait de passer à Omsk, se dirigeant sur Irkoutsk. Les dépêches que portait ce courrier devaient avoir une importance extrême. Michel Strogoff savait donc que l'on ferait tout pour s'emparer de lui. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1440

Michel Strogoff aurait pu trouver une voiture à Kamsk et remplacer par un véhicule plus commode le cheval qui le portait depuis Omsk. Mais, après mûre réflexion, il craignit que l'achat d'un tarentass n'attirât l'attention sur lui, et, tant qu'il n'aurait pas dépassé la ligne maintenant occupée par les Tartares, ligne qui coupait la Sibérie à peu près suivant la vallée de l'Irtyche, il ne voulait pas risquer de donner prise aux soupçons. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1476

Quant à son cheval, il n'eut même pas la pensée de l'échanger contre un autre. Il était fait à ce vaillant animal. Il savait ce qu'il en pouvait tirer. En l'achetant à Omsk, il avait eu la main heureuse, et, en l'amenant chez ce maître de poste, c'était un grand service que lui avait rendu le généreux moujik. D'ailleurs, si Michel Strogoff s'était déjà attaché à son cheval, celui-ci semblait se faire peu à peu aux fatigues d'un tel voyage, et, à la condition de lui réserver quelques heures de repos, son cavalier pouvait espérer qu'il irait jusqu'au delà des provinces envahies. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1478

Le soir, à neuf heures, Michel Strogoff, arrivé a Ikoulskoë, s'y arrêta pendant toute la nuit. Dans ce bourg perdu de la Baraba, les nouvelles de la guerre faisaient absolument défaut. Par sa nature même, cette portion de la province, placée dans la fourche que formaient les deux colonnes tartares en se bifurquant l'une sur Omsk, l'autre sur Tomsk, avait échappé jusqu'ici aux horreurs de l'invasion. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1485

«C'est un détachement de cavaliers qui vient par la route d'Omsk, se dit-il. Il marche rapidement, car le bruit augmente. Sont-ce des Russes ou des Tartares?» (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1523

C'était un détachement qui venait d'Omsk. Il se composait de cavaliers usbecks, race dominante en Tartarie, que leur type rapproche sensiblement des Mongols. Ces hommes, bien constitués, d'une taille au-dessus de la moyenne, aux traits rudes et sauvages, étaient coiffés du «talpak», sorte de bonnet de peau de mouton noir, et chaussés de bottes jaunes à hauts talons, dont le bout se relevait en pointe, comme aux souliers du moyen âge. Leur pelisse, faite d'indienne ouatée avec du coton écru, les serrait à la taille par une ceinture de cuir soutachée de rouge. Ils étaient armés, défensivement d'un bouclier, et offensivement d'un sabre courbe, d'un long coutelas et d'un fusil à pierre suspendu à l'arçon de la selle. Sur leurs épaules se drapait un manteau de feutre de couleur éclatante. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1541

--Qui sait s'il a quitté Omsk? répondit le deh-baschi. Peut-être est-il encore caché dans quelque maison de la ville? (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1547

--Mais alors nous serions en avance sur lui, répondit le pendja-baschi, car nous avons quitté Omsk moins d'une heure après son départ, et nous avons suivi le chemin le plus court de toute la vitesse de nos chevaux. Donc, ou il est resté à Omsk, ou nous arriverons avant lui à Tomsk, de manière à lui couper la retraite, et, dans les deux cas, il n'atteindra pas Irkoutsk. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1550

En effet, la halte ne pouvait se prolonger, et le pendja-baschi ne comptait pas donner à ses hommes plus d'une heure de repos, bien que leurs chevaux n'eussent pu être échangés contre des chevaux frais depuis Omsk, et qu'ils dussent être fatigués dans la même mesure et pour les mêmes raisons que celui de Michel Strogoff. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1561

C'était Kolyvan, où les fonctionnaires et les employés du Kumsk et autres villes vont se réfugier pendant l'été pour fuir le climat malsain de la Baraba. Kolyvan, d'après les nouvelles que le courrier du czar avait apprises, ne devait pas être encore aux mains des envahisseurs. Les troupes tartares, scindées en deux colonnes, s'étaient portées à gauche sur Omsk, à droite sur Tomsk, négligeant le pays intermédiaire. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1614

La lutte était-elle alors dans Kolyvan? Michel Strogoff dut le penser, et, dans ce cas, il était évident que Russes et Tartares se battaient dans les rues de la ville. Était-ce donc le moment d'y chercher refuge? Michel Strogoff ne risquait-il pas d'y être pris, et réussirait-il à s'échapper de Kolyvan, comme il s'était échappé d'Omsk? (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1625

_«Daily Telegraph, Londres. «De Kolyvan, gouvernement d'Omsk, Sibérie, 6 août. «Engagement des troupes russes et tartares...»_ (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1663

_«Madeleine Jolivet, «10, Faubourg-Montmartre (Paris). «De Kolyvan, gouvernement d'Omsk, Sibérie, 6 août. «Les fuyards s'échappent de la ville. Russes battus. Poursuite acharnée de la cavalerie tartare....»_ (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1687

Là, en effet, se dressaient les tentes tartares, là campait Féofar-Khan, le farouche émir de Boukhara, et c'est là que le lendemain, 7 août, furent amenés les prisonniers faits à Kolyvan, après l'anéantissement du petit corps russe. De ces deux mille hommes, qui s'étaient engagés entre les deux colonnes ennemies, appuyées à la fois sur Omsk et sur Tomsk, il ne restait plus que quelques centaines de soldats. Les événements tournaient donc mal, et le gouvernement impérial semblait être compromis au delà des frontières de l'Oural,--au moins momentanément, car les Russes ne pouvaient manquer de repousser tôt ou tard ces hordes d'envahisseurs. Mais enfin l'invasion avait atteint le centre de la Sibérie, et elle allait, à travers le pays soulevé, se propager soit sur les provinces de l'ouest, soit sur les provinces de l'est. Irkoutsk était maintenant coupée de toute communication avec l'Europe. Si les troupes de l'Amour et de la province d'Irkoutsk n'arrivaient pas à temps pour l'occuper, cette capitale de la Russie asiatique, réduite à des forces insuffisantes, tomberait aux mains des Tartares, et, avant qu'elle eût pu être reprise, le grand-duc, frère de l'empereur, aurait été livré à la vengeance d'Ivan Ogareff. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1725

À cette pensée se joignait le souvenir de sa mère, celui de Nadia, l'une retenue à Omsk, l'autre enlevée sur les barques de l'Irtyche et sans doute captive comme l'était Marfa Strogoff! Il ne pouvait rien pour elles! Les reverrait-il jamais? A cette question qu'il n'osait résoudre, son coeur se serrait affreusement. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1747

C'était tout un corps d'armée qu'Ivan Ogareff amenait à l'émir. Ces cavaliers et ces fantassins faisaient partie de la colonne qui s'était emparée d'Omsk. Ivan Ogareff, n'ayant pu réduire la ville haute, dans laquelle--on ne l'a point oublié--le gouverneur et la garnison avaient cherché refuge, s'était décidé à passer outre, ne voulant pas retarder les opérations qui devaient amener la conquête de la Sibérie orientale. Il avait donc laissé une garnison suffisante à Omsk. Puis, entraînant ses hordes, se renforçant en route des vainqueurs de Kolyvan, il venait faire sa jonction avec l'armée de Féofar. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1796

En même temps que ses soldats, Ivan Ogareff amenait un convoi de prisonniers russes et sibériens, capturés soit à Omsk, soit à Kolyvan. Ces malheureux ne furent pas conduits à l'enclos, déjà trop petit pour ceux qu'il contenait, et ils durent rester aux avant-postes, sans abri, presque sans nourriture. Quel sort Féofar-Khan réservait-il à ces infortunés? Les internerait-il à Tomsk, ou quelque sanglante exécution, familière aux chefs tartares, les décimerait-elle? C'était le secret du capricieux émir. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1798

Ce corps d'armée n'était pas venu d'Omsk et de Kolyvan sans entraîner à sa suite la foule de mendiants, de maraudeurs, de marchands, de bohémiens qui forment habituellement l'arrière-garde d'une armée en marche. Tout ce monde vivait sur les pays traversés et laissait peu de chose à piller après lui. Donc, nécessité de se porter en avant, ne fût-ce que pour assurer le ravitaillement des colonnes expéditionnaires. Toute la région comprise entre les cours de l'Ichim et de l'Obi, radicalement dévastée, n'offrait plus aucune ressource. C'était un désert que les Tartares faisaient derrière eux, et les Russes ne l'auraient pas franchi sans peine. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1799

Au nombre de ces bohémiens, accourus des provinces de l'ouest, figurait la troupe tsigane qui avait accompagné Michel Strogoff jusqu'à Perm. Sangarre était la. Cette sauvage espionne, âme damnée d'Ivan Ogareff, ne quittait pas son maître. On les a vus, tous deux, préparant leurs machinations, en Russie même, dans le gouvernement de Nijni-Novgorod. Après la traversée de l'Oural, ils s'étaient séparés pour quelques jours seulement. Ivan Ogareff avait rapidement gagné Ichim, tandis que Sangarre et sa troupe se dirigeaient sur Omsk par le sud de la province. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1800

Depuis son arrivée à Omsk, où elle l'avait rejoint avec ses tsiganes, Sangarre n'avait plus quitté Ivan Ogareff. La circonstance qui avait mis en présence Michel et Marfa Strogoff lui était connue. Les craintes d'Ivan Ogareff, relatives au passage d'un courrier du czar, elle les savait et les partageait. Marfa Strogoff prisonnière, elle eût été femme à la torturer avec tout le raffinement d'une Peau-Rouge, afin de lui arracher son secret. Mais l'heure n'était pas venue à laquelle Ivan Ogareff voulait faire parler la vieille Sibérienne. Sangarre devait attendre, et elle attendait, sans perdre des yeux celle qu'elle espionnait à son insu, guettant ses moindres gestes, ses moindres paroles, l'observant jour et nuit, cherchant à entendre ce mot de ?fils? s'échapper de sa bouche, mais déjouée jusqu'alors par l'inaltérable impassibilité de Marfa Strogoff. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1803

Nadia, après avoir été enlevée par les éclaireurs tartares sur les barques de l'Irtyche, avait été conduite à Omsk. Retenue prisonnière dans la ville, elle partagea le sort de tous ceux que la colonne d'Ivan Ogareff avait capturés jusqu'alors, et, par conséquent, celui de Marfa Strogoff. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1882

«Ne devait-il donc pas la voir en passant à Omsk, cette mère que tu dis qu'il aimait? (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1923

Tout s'était expliqué ainsi pour la vieille Sibérienne, tout, jusqu'à l'inexplicable conduite de son fils à son égard, dans l'auberge d'Omsk, en présence des témoins de leur rencontre. Il n'y avait plus à douter que le compagnon de la jeune fille n'eût été Michel Strogoff, et qu'une mission secrète, quelque importante dépêche à porter à travers la contrée envahie, ne l'obligeât à cacher sa qualité de courrier du czar. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1929

«Ah! mon brave enfant, pensa Marfa Strogoff. Non! Je ne te trahirai pas, et les tortures ne m'arracheront jamais l'aveu que c'est bien toi que j'ai vu à Omsk(Michel Strogoff, Jules Verne)  §1930

De cette disposition, il était résulté ceci: c'est que Michel Strogoff, rangé dans les premiers rangs de ceux qui avaient quitté le camp tartare, c'est-à-dire parmi les prisonniers de Kolyvan, ne devait pas être mêlé aux prisonniers venus d'Omsk en dernier lieu. Il ne pouvait donc soupçonner dans ce convoi la présence de sa mère et de Nadia, pas plus que celles-ci ne pouvaient soupçonner la sienne. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §1940

--Reviens-tu sur ce que tu m'as répondu lorsque, il y a trois jours, je t'ai interrogée à Omsk? (Michel Strogoff, Jules Verne)  §2011

--Ainsi, tu ignores que ton fils, Michel Strogoff, courrier du czar, a passé à Omsk? (Michel Strogoff, Jules Verne)  §2013

--Tous ces hommes, pris à Omsk et à Kolyvan, vont défiler sous tes yeux, et si tu ne désignes pas Michel Strogoff, tu recevras autant de coups de knout qu'il sera passé d'hommes devant toi!» (Michel Strogoff, Jules Verne)  §2025

Et cependant Tomsk, on l'a dit, n'est pas la capitale de cette importante province. C'est à Omsk que résident le gouverneur général de la province et le monde officiel. Mais Tomsk est la plus considérable ville de ce territoire qui confine aux monts Altaï, c'est-à-dire à la frontière chinoise du pays des Khalkas. Sur les pentes de ces montagnes roulent incessamment jusque dans la vallée du Tom le platine, l'or, l'argent, le cuivre, le plomb aurifère. Le pays étant riche, la ville l'est aussi, car elle est au centre d'exploitations fructueuses. Aussi, le luxe de ses maisons, de ses ameublements, de ses équipages, peut-il rivaliser avec celui des grandes capitales de l'Europe. C'est une cité de millionnaires, enrichis par le pic et la pioche, et, si elle n'a pas l'honneur de servir de résidence au représentant du czar, elle s'en console en comptant au premier rang de ses notables le chef des marchands de la ville, principal concessionnaire des mines du gouvernement impérial. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §2072

D'ailleurs, ni la mère ni le fils n'avaient pu se parler depuis la funeste scène du camp de Zabédiero. On les avait impitoyablement séparés l'un de l'autre. Dure aggravation de leurs misères, car c'eût été un adoucissement pour eux que d'être réunis pendant ces quelques jours de captivité! Marfa Strogoff aurait voulu demander pardon à son fils de tout le mal qu'elle lui avait involontairement causé, car elle s'accusait de n'avoir pu maîtriser ses sentiments maternels! Si elle avait su se contenir à Omsk, dans cette maison de poste, lorsqu'elle se trouva face à face avec lui, Michel Strogoff passait sans avoir été reconnu, et que de malheurs eussent été évités! (Michel Strogoff, Jules Verne)  §2105

Pour la première fois depuis la funeste rencontre d'Ivan Ogareff à Omsk, le courrier du czar se sentit moins inquiet et put espérer qu'aucun nouvel obstacle ne surgirait entre le but et lui. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §2480

Et, alors, Nadia fit ce qu'elle n'avait pas fait jusque-là. Elle raconta tout ce qui s'était passé entre Marfa et elle depuis leur rencontre à Omsk, où toutes deux s'étaient vues pour la première fois. Elle dit comment un inexplicable instinct l'avait poussée vers la vieille prisonnière sans la connaître, quels soins elle lui avait donnés, quels encouragements elle en avait reçus. A cette époque, Michel Strogoff n'était encore pour elle que Nicolas Korpanoff. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §2625

Les nouvelles de la prise d'Ichim, d'Omsk, de Tomsk parvinrent successivement à Irkoutsk. Il fallait donc à tout prix sauver de l'occupation cette capitale de la Sibérie. On ne devait pas compter sur des secours prochains. Le peu de troupes disséminées dans les provinces de l'Amour et dans le gouvernement d'Irkoutsk ne pouvaient arriver en assez grand nombre pour arrêter les colonnes tartares. Or, puisqu'Irkoutsk était dans l'impossibilité d'échapper à l'investissement, ce qui importait avant tout, c'était de mettre la ville en état de soutenir un siège de quelque durée. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §2931

--Je veux dire qu'Ichim, Omsk, Tomsk, pour ne parler que des villes importantes des deux Sibéries, ont été successivement occupées par les soldats de Féofar-Khan. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §3054

A Omsk, la vieille Marfa les attendait dans la petite maison des Strogoff. Elle pressa dans ses bras et avec passion celle qu'elle avait déjà cent fois dans son coeur nommée sa fille. La courageuse Sibérienne eut, ce jour-là, le droit de reconnaître son fils et de se dire fière de lui. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §3305

Après quelques jours passés à Omsk, Michel et Nadia Strogoff rentrèrent en Europe, et, Wassili Fédor s'étant fixé à Saint-Pétersbourg, ni son fils ni sa fille n'eurent d'autre occasion de le quitter que pour aller voir leur vieille mère. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §3306