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-- Que Dieu nous vienne en aide! répondit le vieux Gozzo. Polacre, chébec ou pinque, ce sont autant de trois-mâts, et mieux valent trois mâts que deux, lorsqu'il s'agit d'atterrir sur nos parages avec une bonne cargaison de vins de Candie ou d'étoffes de Smyrne!»
(L'archipel en feu, Jules Verne) §64 Et pourtant, Nicolas Starkos devait aller plus loin encore dans cette voie criminelle! Quelques semaines plus tard, ne se joignait-il pas à Kari-Ali qui bombardait la ville de Scio dans l'île de ce nom? N'avait-il pas sa part de ces épouvantables massacres, où périrent vingt-trois mille chrétiens, sans compter quarante-sept mille qui furent vendus comme esclaves sur les marchés de Smyrne? Et l'un des bâtiments qui transporta une partie de ces malheureux aux côtes barbaresques, n'était-il pas commandé par le fils même d'Andronika -- un Grec qui vendait ses frères!
(L'archipel en feu, Jules Verne) §210 L'île de Scio, plus généralement appelée Chio depuis cette époque, est située dans la mer Égée, à l'ouest du golfe de Smyrne, près du littoral de l'Asie Mineure. Avec Lesbos au nord, Samos au sud, elle appartient au groupe des Sporades, situé dans l'est de l'Archipel. Elle ne se développe pas sur moins de quarante lieues de périmètre. Le mont Pélinéen, maintenant mont Élias, qui la domine, se dresse à une hauteur de deux mille cinq cents pieds au- dessus du niveau de la mer.
(L'archipel en feu, Jules Verne) §762 À cette époque, le sultan avait lancé contre Scio cet arrêt terrible: feu, fer, esclavage. Le capitan-pacha, Kara-Ali, fut chargé de l'exécuter. Il l'accomplit. Ses hordes sanguinaires prirent pied dans l'île. Hommes au-dessus de douze ans, femmes au- dessus de quarante, furent impitoyablement massacrés. Le reste, réduit en esclavage, devait être emporté sur les marchés de Smyrne et de la Barbarie. L'île entière fut ainsi mise à feu et à sang par la main de trente mille Turcs.
(L'archipel en feu, Jules Verne) §789 Quant au transport de ces malheureux sur les bazars de Smyrne ou de l'Afrique, il se faisait par des navires qui, le plus souvent, venaient en prendre livraison au port d'Arkassa, situé sur la côte occidentale de l'île. S'ils ne suffisaient pas, un exprès était envoyé à la côte opposée, et les pirates ne répugnaient point à cet odieux commerce.
(L'archipel en feu, Jules Verne) §1121 Donc, ce 3 septembre, les courtiers ne manquaient point autour du batistan. Il y avait de nombreux agents venus de Smyrne et autres points voisins de l'Asie Mineure, qui, ainsi qu'il a été dit, agissaient tous pour le compte des États barbaresques.
(L'archipel en feu, Jules Verne) §1139 «Par Mahomet! répétait un agent de Smyrne, qui pérorait au milieu d'un groupe de ses confrères, l'époque des belles affaires est passée! Vous souvenez-vous du temps où les navires nous amenaient ici les prisonniers par milliers et non par centaines!
(L'archipel en feu, Jules Verne) §1142 La première enchère fut mise à mille livres turques par un des courtiers de Smyrne.
(L'archipel en feu, Jules Verne) §1152 Cependant, le courtier de Smyrne, après avoir préalablement consulté deux ou trois de ses collègues, lança une nouvelle enchère de deux mille sept cents livres.
(L'archipel en feu, Jules Verne) §1171 Mais déjà les courtiers, après avoir conféré ensemble, se disposaient à quitter la place, bien décidés à ne pas pousser plus loin leurs prix. Il semblait donc certain que le capitaine de la _Karysta_, faute de concurrents, allait rester maître du terrain, lorsque l'agent de Smyrne voulut tenter, une dernière fois, de soutenir la lutte.
(L'archipel en feu, Jules Verne) §1182 Skopélo, qui n'avait pas aperçu Hadjine, ne comprenait rien à cette ardeur immodérée du capitaine. À son compte, la valeur du lot était déjà dépassée, et de beaucoup, par ce prix de quatre mille livres. Aussi se demandait-il ce qui pouvait exciter Nicolas Starkos à se lancer de la sorte dans une mauvaise affaire. Cependant un long silence avait suivi les derniers mots du crieur. Le courtier de Smyrne lui-même, sur un signe de ses collègues, venait d'abandonner la partie. Qu'elle fût définitivement gagnée par Nicolas Starkos, auquel il ne s'en fallait que de quelques minutes pour avoir gain de cause, cela ne pouvait plus faire de doute.
(L'archipel en feu, Jules Verne) §1185 À cette époque, les soldats d'Ibrahim faisaient encore une guerre féroce aux populations du centre de la Morée, tant éprouvées déjà et depuis si longtemps. Les malheureux qu'on ne massacrait pas étaient envoyés dans les principaux ports de la Messénie, à Patras ou à Navarin. De là, des navires, les uns frétés par le gouvernement turc, les autres fournis par les pirates de l'Archipel, les transportaient par milliers soit à Scarpanto, soit à Smyrne, où les marchés d'esclaves se tenaient en permanence.
(L'archipel en feu, Jules Verne) §1246 Cela fait, tous deux se rendirent en Asie Mineure, à Smyrne, où le commerce des esclaves se faisait sur une échelle considérable. Là, par convois nombreux, arrivaient des quantités de ces prisonniers grecs, dont Hadjine Elizundo voulait surtout obtenir la délivrance. Telles furent alors ses offres -- si supérieures à celles des courtiers de la Barbarie ou du littoral asiatique -- que les autorités ottomanes trouvèrent grand profit à traiter et traitèrent avec elle. Que sa généreuse passion fût exploitée par ces agents on le croira sans peine; mais, là, plusieurs milliers de captifs lui durent d'échapper aux bagnes des beys africains.
(L'archipel en feu, Jules Verne) §1248 Or, Hadjine Elizundo se trouvait à Smyrne, quand elle apprit ce qu'était devenue la _Syphanta_, après les premiers mois de sa croisière. Elle n'ignorait pas que c'était au compte d'armateurs corfiotes qu'avait été armée cette corvette et pour quelle destination. Elle savait que le début de la campagne avait été heureux; mais, à cette époque, la nouvelle arriva que la _Syphanta_ venait de perdre son commandant, plusieurs officiers et une partie de son équipage dans un combat contre une flottille de pirates, commandée, disait-on, par Sacratif en personne.
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