|
Toutes les citations de ce lieu:
Très heureusement pour elle, la _Karysta_, avec son air d'honnête bâtiment levantin, moitié yacht de plaisance, moitié navire de commerce, ne trahissait rien de son origine. En effet, il n'eût pas été prudent à son capitaine de s'aventurer ainsi sous le canon des forts britanniques, à la merci des frégates du Royaume-Uni.
(L'archipel en feu, Jules Verne) §433 Là, un certain nombre de curieux avaient pris place autour d'un petit temple de forme circulaire, qui venait d'être récemment élevé à la mémoire de sir Thomas Maitland. Quelques années plus tard, un obélisque allait y être érigé en l'honneur de l'un de ses successeurs, sir Howard Douglas, pour faire pendant à la statue du Haut Lord Commissaire actuel, Frédérik Adam, dont la place était déjà marquée devant le palais du gouvernement. Il est probable que, si le protectorat de l'Angleterre n'eût pris fin en faisant rentrer les îles Ioniennes dans le domaine du royaume hellénique, les rues de Corfou auraient été encombrées par les statues de ses gouverneurs. Toutefois, bien des Corfiotes ne songeaient point à blâmer cette prodigalité d'hommes de bronze ou d'hommes de pierre, et, peut-être, plus d'un en est-il maintenant à regretter, avec l'ancien état de choses, les errements administratifs des représentants du Royaume-Uni.
(L'archipel en feu, Jules Verne) §462 Bien que ce ne fût point un navire de guerre, en ce sens qu'elle était la propriété, non d'un État, mais de simples particuliers, la _Syphanta_ était militairement commandée. Ses officiers, son équipage, eussent fait honneur à la plus belle corvette de la France ou du Royaume-Uni. Même régularité de manoeuvres, même discipline à bord, même tenue en navigation comme en relâche. Rien du laisser-aller d'un bâtiment armé en course, où la bravoure des matelots n'est pas toujours réglementée comme l'exigerait le commandant d'un bâtiment de la marine militaire.
(L'archipel en feu, Jules Verne) §857 |
|
||