Jules Verne | L'archipel en feu | Grèce | Zante

6 citation(s) dans L'archipel en feu (Jules Verne).
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L'année suivante, le 4 mars, ce fut pendant un combat naval qu'Andronika, embarquée sous les ordres de l'amiral Miaoulis, vit les vaisseaux turcs s'enfuir, après une lutte de cinq heures, et chercher un refuge au port de Zante. Mais, sur un de ces vaisseaux, elle avait reconnu son fils, qui pilotait l'escadre ottomane à travers le golfe de Patras!... Ce jour-là, sous le coup de cette honte, elle s'élança au plus fort de la mêlée pour y chercher la mort... La mort ne voulut pas d'elle. (L'archipel en feu, Jules Verne)  §209

De tout ce groupe qui comprend Cérigo, Zante, Ithaque, Céphalonie, Leucade, Paxos et Corfou, cette dernière île, la plus septentrionale, est aussi la plus importante. C'est l'ancienne Corcyre. Or, une île qui eut pour roi Alcinoüs, l'hôte généreux de Jason et de Médée, qui, plus tard, accueillit le sage Ulysse, après la guerre de Troie, a bien droit à tenir une place considérable dans l'histoire ancienne. Après avoir été en lutte avec les Francs, les Bulgares, les Sarrasins, les Napolitains, ravagée au seizième siècle par Barberousse, protégée au dix- huitième par le comte de Schulembourg, et, à la fin du premier empire, défendue par le général Donzelot, elle était alors la résidence d'un Haut Commissaire anglais. (L'archipel en feu, Jules Verne)  §225

Une quinzaine de lieues marines seulement séparent Arkadia de l'île de Zante, «la fleur du Levant», ainsi que l'appellent poétiquement les Italiens. Du fond du golfe que traversait alors la _Karysta_, on aperçoit même les sommets verdoyants du mont Scopos, au flanc duquel s'étagent des massifs d'oliviers et d'orangers, qui remplacent les épaisses forêts chantées par Homère et Virgile. (L'archipel en feu, Jules Verne)  §434

Le vent était bon, une brise de terre bien établie que lui envoyait le sud-est. Aussi, la sacolève, sous ses bonnettes de hunier et de perroquet, fendait-elle rapidement les eaux de Zante, presque aussi tranquilles alors que celles d'un lac. (L'archipel en feu, Jules Verne)  §435

La _Karysta_ traversa l'étroit bras de mer qui sépare Zante de l'Achaïe et de l'Élide. Sans doute, plus d'une oreille à bord s'offensa des chants qu'apportait la brise, comme autant de barcarolles échappées du Lido! Mais, il fallait bien s'y résigner. La sacolève passa au milieu de ces mélodies italiennes, et, le lendemain, elle se trouvait par le travers du golfe de Patras, profonde échancrure que continue le golfe de Lépante jusqu'à l'isthme de Corinthe. (L'archipel en feu, Jules Verne)  §438

Avec ce vent portant, il ne fallait que quelques heures pour franchir la distance qui sépare Céphalonie de l'île de Zante. D'ailleurs, la _Karysta_ n'alla point chercher Argostoli, sa capitale, dont le port, peu profond, il est vrai, n'en est pas moins excellent pour les navires de médiocre tonnage. Elle s'engagea hardiment dans les canaux resserrés qui baignent sa côte orientale, et, vers six heures et demie du soir, elle attaquait la pointe de Thiaki, l'ancienne Ithaque. (L'archipel en feu, Jules Verne)  §444