Jules Verne | L'archipel en feu | France | France

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Mais Athènes était aux mains des Turcs. Sa citadelle avait capitulé, le 5 juin. La Grèce du Nord fut alors contrainte de faire sa complète soumission. Le 6 juillet, il est vrai, la France, l'Angleterre, la Russie et l'Autriche signaient une convention qui, tout en admettant la suzeraineté de la Porte, reconnaissait l'existence d'une nation grecque. En outre, par un article secret, les puissances signataires s'engageaient à s'unir contre le sultan, s'il refusait d'accepter un arrangement pacifique. (L'archipel en feu, Jules Verne)  §199

On sait que, depuis 1815, par suite des traités qui portent cette date, le groupe des îles Ioniennes avait été placé sous le protectorat de l'Angleterre, après avoir accepté celui de la France jusqu'en 1814.[2] (L'archipel en feu, Jules Verne)  §224

Quelle était l'origine de ce banquier? On le disait Illyrien ou Dalmate; mais, à cet égard, on ne savait rien de précis. Muet sur son passé, muet sur son présent, il ne frayait point avec la société corfiote. Lorsque le groupe avait été placé sous le protectorat de la France, son existence était déjà ce qu'elle était restée depuis qu'un gouverneur anglais exerçait son autorité sur les îles Ioniennes. Sans doute, il ne fallait pas prendre à la lettre ce qui se disait de sa fortune, que le bruit public chiffrait par centaines de millions; mais il devait être, il était très riche, bien que son train fût celui d'un homme modeste dans ses besoins et ses goûts. (L'archipel en feu, Jules Verne)  §239

Le banquier connaissait la situation du jeune officier, l'état de sa fortune, la considération dont jouissait sa famille en France. Il n'avait donc point à provoquer d'explication à cet égard. De son côté, son honorabilité était parfaite, et jamais le moindre bruit défavorable n'avait couru sur sa maison. Au sujet de sa propre fortune, comme Henry d'Albaret ne lui en parla même pas, il garda le silence. Quant à la proposition elle-même, Elizundo répondit qu'elle lui agréait. Ce mariage ne pouvait que le rendre heureux, puisqu'il devait faire le bonheur de sa fille. (L'archipel en feu, Jules Verne)  §286

-- C'est une corvette, monsieur, lui fut-il répondu, une corvette achetée, frétée et armée par une compagnie de négociants anglais, français et corfiotes, montée par un équipage de ces diverses nationalités, et qui doit appareiller sous les ordres du brave capitaine Stradena! Peut-être parviendra-t-il à faire, lui, ce que n'ont pu faire les navires de guerre de l'Angleterre et de la France! (L'archipel en feu, Jules Verne)  §487

L'intervention des puissances européennes, après le combat de Navarin, n'avait pas encore définitivement résolu la question grecque. L'Angleterre, la France et la Russie ne voulaient, en effet, donner au nouveau royaume que les limites mêmes que l'insurrection n'avait jamais dépassées. Or, cette détermination ne pouvait convenir au gouvernement hellénique. Ce qu'il exigeait, c'étaient, avec toute la Grèce continentale, la Crète et l'île de Scio, nécessaires à son autonomie. Aussi, tandis que Miaoulis prenait la Crète pour objectif, Ducas, la terre ferme, Fabvier débarquait à Maurolimena, dans l'île de Scio, à la date indiquée ci-dessus. (L'archipel en feu, Jules Verne)  §764

Bien que ce ne fût point un navire de guerre, en ce sens qu'elle était la propriété, non d'un État, mais de simples particuliers, la _Syphanta_ était militairement commandée. Ses officiers, son équipage, eussent fait honneur à la plus belle corvette de la France ou du Royaume-Uni. Même régularité de manoeuvres, même discipline à bord, même tenue en navigation comme en relâche. Rien du laisser-aller d'un bâtiment armé en course, où la bravoure des matelots n'est pas toujours réglementée comme l'exigerait le commandant d'un bâtiment de la marine militaire. (L'archipel en feu, Jules Verne)  §857

Le 20 juillet, la corvette relâcha au port d'Hermopolis, dans l'île de Syra, cette patrie du fidèle Eumée, si poétiquement chantée par Homère. À l'époque actuelle, elle servait encore de refuge à tous ceux que les Turcs avaient chassés du continent. Syra, dont l'évêque catholique est toujours sous la protection de la France, mit toutes ses ressources à la disposition d'Henry d'Albaret. En aucun port de son pays, le jeune commandant n'eût trouvé meilleur ni plus cordial accueil. (L'archipel en feu, Jules Verne)  §1004

En effet, dans une conversation qu'il eut avec le consul de France, celui-ci lui apprit qu'une sacolève, portant le nom de _Karysta_, et naviguant sous pavillon grec, venait, soixante heures auparavant, de quitter le port. De là, cette conclusion que la _Karysta_, en fuyant l'île de Thasos, pendant le combat de la corvette avec les pirates, s'était dirigée vers les parages méridionaux de l'Archipel. (L'archipel en feu, Jules Verne)  §1006

Alger était encore à la discrétion d'une milice, composée de musulmans et de renégats, rebut des trois continents qui forment le littoral de la Méditerranée, ne vivant que de la vente des prisonniers faits par les pirates et de leur rachat par les chrétiens. Au dix-septième siècle, la terre africaine comptait déjà près de quarante mille esclaves des deux sexes enlevés à la France, à l'Italie, à l'Angleterre, à l'Allemagne, à la Flandre, à la Hollande, à la Grèce, à la Hongrie, à la Russie, à la Pologne, à l'Espagne, dans toutes les mers de l'Europe. (L'archipel en feu, Jules Verne)  §1260

Hadjine et Henry d'Albaret allaient alors s'asseoir à l'arrière sur un banc de la dunette qui leur était réservé. Là, le plus souvent, ils parlaient non plus du passé, mais de cet avenir, dont ils se sentaient maîtres maintenant. Ils faisaient des projets d'une réalisation prochaine, sans oublier de les soumettre au brave Xaris, qui était bien de la famille. Le mariage devait être célébré aussitôt leur arrivée sur la terre de Grèce. Cela était convenu. Les affaires d'Hadjine Elizundo n'entraîneraient plus ni difficultés ni retards. Une année, employée à sa charitable mission, avait simplifié tout cela! Puis, le mariage fait, Henry d'Albaret céderait au capitaine Todros le commandement de la corvette, et il conduirait sa jeune femme en France, d'où il comptait la ramener ensuite sur sa terre natale. (L'archipel en feu, Jules Verne)  §1269

-- Vive la France!» répondit tout l'équipage, en associant ces deux noms, qui avaient été si étroitement unis pendant la guerre de l'Indépendance. (L'archipel en feu, Jules Verne)  §1475

Quelques jours après, au milieu d'un grand concours de population, et en présence de l'état-major, de l'équipage et des prisonniers rapatriés par la _Syphanta_, on célébrait le mariage d'Hadjine Elizundo et d'Henry d'Albaret. Le lendemain, tous deux partirent pour la France avec Xaris, qui ne devait plus les quitter; mais ils comptaient revenir en Grèce, dès que les circonstances le permettraient. (L'archipel en feu, Jules Verne)  §1480