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§217 Il était de retour à Kazeh le 25 août, et reprenait avec Burton le chemin de Zanzibar, qu'ils revirent au mois de mars de l'année suivante. Ces deux hardis explorateurs revinrent alors en Angleterre, et la Société de Géographie de Paris leur décerna son prix annuel.
§215 Après quatre mois de souffrances inouïes, leurs bagages pillés, leurs porteurs assommés, ils arrivèrent à Kazeh, centre de réunion des trafiquants et des caravanes; ils étaient en pleine terre de la Lune; là ils recueillirent des documents précieux sur les m?urs, le gouvernement, la religion, la faune et la flore du pays; puis ils se dirigèrent vers le premier des Grands Lacs, le Tanganayika situé entre 3° et 8° de latitude australe; ils y parvinrent le 14 février 1858, et visitèrent les diverses peuplades des rives, pour la plupart cannibales. §216 Ils repartirent le 26 mai, et rentrèrent à Kazeh le 20 juin. Là, Burton épuisé resta plusieurs mois malade; pendant ce temps, Speke fit au nord une pointe de plus de trois cents milles, jusqu'au lac Oukérooué, qu'il aperçut le 3 août; mais il n'en put voir que l'ouverture par 2° 30' de latitude. §214 Enfin, en 1857, les lieutenants Burton et Speke, tous deux officiers à l'armée du Bengale, furent envoyés par la Société de Géographie de Lon-dres pour explorer les Grands Lacs africains; le 17 juin ils quittèrent Zanzibar et s'enfoncèrent directement dans l'ouest. §213 En 1859, au mois d'août, le jeune voyageur Roscher, de Hambourg parti avec une caravane de marchands arabes, atteignait le lac Nyassa, où il fut assassiné pendant son sommeil. §212 En 1845, le Français Maizan débarquait seul à Bagamayo, en face de Zanzibar, et parvenait à Deje-la-Mhora, où le chef le faisait périr dans de cruels supplices. §211 En 1844, le docteur Krapf, missionnaire anglican, fondait un établissement à Monbaz sur la côte de Zanguebar, et découvrait, en compagnie du révérend Rebmann, deux montagnes à trois cents milles de la côte; ce sont les monts Kilimandjaro et Kenia, que MM. de Heuglin et Thornton viennent de gravir en partie. §210 De 1768 à 1772, l'Écossais Bruce partit de Masuah, port de l?Abyssinie, parcourut le Tigré, visita les ruines d'Axum, vit les sources du Nil où elles n'étaient pas, et n'obtint aucun résultat sérieux. §209 Plusieurs voyageurs tentèrent de parvenir aux sources du Nil, en prenant un point de départ sur la côte orientale de l'Afrique. §208 Mais ce terme fatal arrêta toujours les voyageurs; les envoyés de Néron avaient atteint autrefois le 9e degré de latitude; on ne gagna donc en dix huit siècles que 5 ou 6 degrés, soit de trois cents à trois cent soixante milles géographiques. §207 En 1859, M. Guillaume Lejean, chargé d'une mission par le gouvernement français, se rendit à Karthoum par la mer Rouge, s'embarqua sur le Nil avec vingt et un hommes d'équipage et vingt soldats; mais il ne put dépasser Gondokoro, et courut les plus grands dangers au milieu des nègres en pleine révolte. L'expédition dirigée par M. d'Escayrac de Lauture tenta également d'arriver aux fameuses sources. |
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