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§1688 --Mais enfin, répondit Joe, poussé dans ses derniers retranchements ne peut-on, au lieu de sable, emporter ce minerai pour lest?
§1689 --Eh bien! J?y consens, dit Fergusson; mais tu ne feras pas trop la grimace, quand nous jetterons quelques milliers de livres par-dessus le bord. §1690 --Des milliers de livres! reprenait Joe, est-il possible que tout cela soit de l'or! §1691 --Oui, mon ami; c'est un réservoir où la nature a entassé ses trésors depuis des siècles; il y a là de quoi enrichir des pays tout entiers! Une Australie et une Californie réunies au fond d'un désert! §1692 --Et tout cela demeurera inutile! §1693 --Peut-être! En tout cas, voici ce que je ferai pour te consoler. §1694 --Ce sera difficile, répliqua Joe d'un air contrit. §1695 --Ecoute. Je vais prendre la situation exacte de ce placer, je te la donnerai, et, à ton retour en Angleterre, tu en feras part à tes concitoyens, si tu crois que tant d'or puisse faire leur bonheur. §1696 --Allons, mon maître, je vois bien que vous avez raison; je me résigne, puisqu'il n'y a pas moyen de faire autrement. Emplissons notre nacelle de ce précieux minerai. Ce qui restera à la fin du voyage sera toujours autant de gagné. §1697 Et Joe se mit à l'ouvrage; il y allait de bon c?ur; il eut bientôt entassé près de mille livres de fragments de quartz, dans lequel l'or se trouve renfermé comme dans une gangue d'une grande dureté. §1698 Le docteur le regardait faire en souriant; pendant ce travail, il prit ses hauteurs, et trouva pour le gisement de la tombe du missionnaire 22° 23? de longitude, et 4° 55'de latitude septentrionale. |
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