Jules Verne | Cinq semaines en ballon | Tchad | Tchad

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Malgré une fièvre intense, il quitte cette ville le 7 mars, suivi d'un seul domestique. Le principal but de son voyage est de reconnaître le lac Tchad, dont il est encore séparé par trois cent cinquante milles. Il s?avance donc vers l'est et atteint la ville de Zouricolo, dans le Bornou, qui est le noyau du grand empire central de l'Afrique. Là il apprend la mort de Richardson, tué par la fatigue et les privations. Il arrive à Kouka, capitale du Bornou, sur les bords du lac. Enfin, au bout de trois semaines, le 14 avril, douze mois et demi après avoir quitté Tripoli, il atteint la ville de Ngornou. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §197

--Enfin, reprit le docteur, M. de Heuglin, vice-consul d'Autriche à Karthoum, vient d'organiser une expédition très importante, dont le premier but est de rechercher le voyageur Vogel, qui, en 1853, fut envoyé dans le Soudan pour s'associer aux travaux du docteur Barth. En 1856, il quitta le Bornou, et résolut d'explorer ce pays inconnu qui s'étend entre le lac Tchad et le Darfour. Or, depuis ce temps, il nia pas reparu. Des lettres arrivées en juin 1860 à Alexandrie rapportent qu'il fut assassiné par les ordres du roi du Wadaï; mais d'autres lettres, adressées par le docteur Hartmann au père du voyageur, disent, d?après les récits d'un fellatah du Bornou, que Vogel serait seulement un prisonnier à Wara; tout espoir n'est donc pas perdu. Un comité s'est formé sous la présidence du duc régent de Saxe-Cobourg-Gotha; mon ami Petermann en est le secrétaire; une souscription nationale a fait les frais de l'expédition, à laquelle se sont joints de nombreux savants; M. de Heuglin est parti de Masuah dans le mois de juin, et en même temps qu'il recherche les traces de Vogel, il doit explorer tout le pays compris entre le Nil et le Tchad, c'est-à-dire relier les opérations du capitaine Speke à celles du docteur Barth. Et alors l'Afrique aura été traversée de l'est à l'ouest [Depuis le départ du docteur Fergusson, on a appris que M. de Heuglin, à la suite de certaines discussions, a pris une route différente de celle assignée à son expédition, dont le commandement a été remis à M. Munzinger.]. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §294

Il était midi; le relèvement donna 19° 35' de longitude et 6° 51? de latitude, à près de cinq cents milles du lac Tchad, à plus de quatre cents milles des côtes occidentales de l'Afrique. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §1914

En dépit de ses efforts, le docteur portait en plein dans le nord-est, vers le mont Mendif, qui disparaissait au milieu des nuages; les hauts sommets de ces montagnes séparent le bassin du Niger du bassin du lac Tchad. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §2165

--Un intrépide Anglais, qui de 1822 à 1821 commanda une expédition dans le Bornou en compagnie du capitaine Clapperton et du docteur Oudney. Ils partirent de Tripoli au mois de mars, parvinrent à Mourzouk, la capitale du Fezzan, et, suivant le chemin que plus tard devait prendre le docteur Barth pour revenir en Europe, ils arrivèrent le 16 février 1823 à Kouka, prés du lac Tchad. Denham fit diverses explorations dans le Bornou, dans le Mandara, et aux rives orientales du lac; pendant ce temps, le 15 décembre 1823, le capitaine Clapperton et le docteur Oudney s'enfonçaient dans le Soudan jusqu'à Sackatou, et Oudney mourait de fatigue et d'épuisement dans la ville de Murmur. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §2194

Mosfeia avait depuis longtemps déjà disparu à l'horizon. Le Mandara développait sous les regards des voyageurs son étonnante fertilité avec les forêts d'acacias, de locustes aux fleurs rouges, et les plantes herbacées des champs de cotonniers et d'indigotiers; le Shari, qui va se jeter quatre-vingts milles plus loin dans le Tchad, roulait son cours impétueux. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §2197

« Nous jouons de bonheur, dit-il; tout nous réussit; nous découvrirons le lac Tchad aujourd'hui même. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §2247

Ce fut ainsi, au milieu d'une nature riche et verdoyante, que passa le district de Maffatay. Vers neuf heures du matin, le docteur Fergusson et ses amis atteignaient enfin la rive méridionale du lac Tchad. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §2271

Depuis son arrivée au lac Tchad, le Victoria avait rencontré un courant qui s'inclinait plus à l'ouest; quelques nuages tempéraient alors la chaleur du jour; on sentait d'ailleurs un peu d'air sur cette vaste étendue d'eau; mais, vers une heure, le ballon, ayant coupé de biais cette partie du lac, s'avança de nouveau dans les terres pendant l'espace de sept ou huit milles. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §2299

Mais à peine les voyageurs purent-ils saisir ce coup d'?il, car, avec la mobilité qui caractérise les courants de cette contrée, un vent contraire les saisit brusquement et les ramena pendant une quarantaine de milles sur le Tchad. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §2303

Joe obéit. Le docteur se pencha. Le lac semblait venir à lui comme une marée montante; les objets grossissaient à vue d'?il; la nacelle n'était pas à deux cents pieds de la surface du Tchad. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §2356

Conjectures.--Rétablissement de l?équilibre du Victoria.--Nouveaux calculs du docteur Fergusson.--Chasse de Kennedy.--Exploration complète du lac Tchad.--Tangalia.--Retour.--Lari. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §2379

--Je me le rappelle en effet; mais cette île, comme toutes celles du Tchad, est sans doute habitée par une race de pirates et de meurtriers; ces sauvages auront été certainement témoins de notre catastrophe, et si Joe tombe entre leurs mains, à moins que la superstition ne le protège, que deviendra-t-il? (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §2394

Le docteur prit le relèvement exact de ce morceau de terre ferme qu'il allait quitter; il estima, d'après sa carte et son point, qu'il se trouvait au nord du Tchad, entre la ville de Lari et le village d'Ingemini, visités tous deux par le major Denham. Pendant ce temps, Kennedy compléta ses approvisionnements de viande fraîche. Bien que les marais environnants portaient des marques de rhinocéros, de lamentins et d'hippopotames, il n'eut pas l'occasion de rencontrer un seul de ces énormes animaux. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §2420

Le Victoria arrivait à deux heures et demie en vue de Tangalia, village situé sur la rive orientale du Tchad, et qui marqua le point extrême atteint par Denham à l'époque de son exploration. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §2426

Il n'était pas possible que Joe fût retenu sur une des îles du lac; il et certainement trouvé moyen de manifester sa présence; peut-être l'avait-on entraîné sur terre. Ce fut ainsi que raisonna le docteur, quand il revit la rive septentrionale du Tchad. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §2430

La direction suivie par les voyageurs différait un peu de celle qu'ils avaient prise le matin; aussi vers les neuf heures, au lieu de retrouver les rives du Tchad, ils virent encore le désert s'étendre devant eux. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §2479

« Il est heureux, se dit-il, que j'aie eu cette pensée de me jeter dans le Tchad; elle n'eût pas manqué de venir à l'esprit de M. Kennedy, et certes il n'aurait pas hésité à faire comme moi, car il est bien naturel qu'un homme se sacrifie pour en sauver deux autres. C'est mathématique.» (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §2501

Joe ignorait que les habitants des îles du Tchad, comme beaucoup de noirs, plongent impunément dans les eaux infestées d'alligators, sans se préoccuper de leur présence; les amphibies de ce lac ont particulièrement une réputation assez mérité de sauriens inoffensifs. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §2512

Un de ces phénomènes assez fréquents sur le lac Tchad avait délivré le brave garçon; plus d'une île a disparu ainsi, qui paraissait avoir la solidité du roc, et souvent les populations riveraines durent recueillir les malheureux échappés à ces terribles catastrophes. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §2527

Il reconnut avec satisfaction que le courant le portait vers la rive septentrionale du Tchad, et il le laissa faire. Vers deux heures du matin, il prenait pied sur un promontoire couvert de roseaux épineux qui parurent fort importuns, même à un philosophe; mais un arbre poussait là tout exprès pour lui offrir un lit dans ses branches. Joe y grimpa pour plus de sûreté, et attendit là, sans trop dormir, les premiers rayons du jour. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §2530

Il ne savait pas que les dernières lettres du docteur Vogel avaient fait connaître cette singularité des rives du Tchad, où les reptiles sont plus nombreux qu'en aucun pays du monde. Après ce qu'il venait de voir, Joe résolut d'être plus circonspect à l'avenir, et, s'orientant sur le soleil, il se mit en marche en se dirigeant vers le nord-est. Il évitait avec le plus grand soin cabanes, cases, huttes, tanières, en un mot tout ce qui peut servir de réceptacle à la race humaine. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §2533

Que de fois ses regards se portèrent en l'air! Il espérait apercevoir le Victoria, et bien qu'il l'eut vainement cherché pendant toute cette journée de marche, cela ne diminua pas sa confiance en son maître; il lui fallait une grande énergie de caractère pour prendre si philosophiquement sa situation. La faim se joignait à la fatigue, car à le nourrir de racines, de moelle d'arbustes, tels que le « mélé, » ou des fruits du palmier doum, on ne refait pas un homme; et cependant, suivant son estime, il s'avança d'une trentaine de milles vers l'ouest. Son corps portait en vingt endroits les traces des milliers d'épines dont les roseaux du lac, les acacias et les mimosas sont hérissés, et ses pieds ensanglantés rendaient sa marche extrêmement douloureuse. Mais enfin il put réagir contre ses souffrances, et, le soir venu, il résolut de passer la nuit sur les rives du Tchad. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §2534

Une larme lui vint aux yeux, non de désespoir, mais de reconnaissance: son maître était à sa recherche! son maître ne l'abandonnait pas! Il lui fallut attendre le départ des noirs; il put alors quitter sa retraite et courir vers les bords du Tchad. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §2541

--Mais très naturellement, Monsieur Kennedy, très naturellement! Jamais je ne me suis si bien porté! Rien qui vous rapproche un homme comme un petit voyage d'agrément précédé d'un bain dans le Tchad! n'est-ce pas, mon maître? (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §2669

L'oie fut bientôt grillée à la flamme du chalumeau, et, peu après, dévorée. Joe en prit sa bonne part, comme un homme qui n'a pas mangé depuis plusieurs jours. Après le thé et les grogs, il mit ses compagnons au courant de ses aventures; il parla avec une certaine émotion, tout en envisageant les événements avec sa philosophie habituelle Le docteur ne put s'empêcher de lui presser plusieurs fois la main, quand il vit ce digne serviteur plus préoccupé du salut de son maître que du sien; à propos de la submersion de l'île des Biddiomahs, il lui expliqua la fréquence de ce phénomène sur le lac Tchad. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §2682

--Non, Dick; en quittant le lac Tchad, il traversa les villes principales du Bornou et vint couper le Niger à Say, quatre degrés au-dessous de Gao; puis il pénétra au sein de ces contrées inexplorées que le Niger renferme dans son coude, et, après huit mois de nouvelles fatigues, il parvint à Tembouctou; ce que nous ferons en trois jours à peine, avec un vent aussi rapide. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §2754

« C'est un piètre voyage que le notre, après tout, et si quelqu'un est avide d'émotions, je ne lui conseille pas de l'entreprendre; cela devient fastidieux à la fin, et, sans les aventures du lac Tchad et du Sénégal, je crois véritablement que nous serions morts d'ennui! » (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §3165