Jules Verne | Cinq semaines en ballon | Royaume-Uni | Angleterre

30 citation(s) dans Cinq semaines en ballon (Jules Verne).
« L'Angleterre a toujours à la tête des nations (car, on l'a remarqué, les nations marchent universellement à la tête les unes des autres), « par l'intrépidité de ses voyageurs dans la voie des découvertes géographiques. (Assentiments nombreux.) Le docteur Samuel Fergusson, l'un de ses glorieux enfants, ne faillira pas à son origine. (De toutes parts: Non! non!) Cette tentative, si elle réussit (elle réussira!) reliera, en les complétant, les notions éparses de la cartologie africaine (véhémente approbation), et si elle échoue (jamais! jamais!), elle restera du moins comme l'un des plus audacieuses conceptions du génie humain! (Trépignements frénétiques.) » (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §14

Ils étaient là pourtant, nombreux, vieillis, fatigués, ces intrépides voyageurs que leur tempérament mobile promena dans les cinq parties du monde! Tous, plus ou moins, physiquement ou moralement, ils avaient échappé aux naufrages, aux incendies. aux tomahawks de l'Indien, aux casse-têtes du sauvage, au poteau du supplice, aux estomacs de la Polynésie! Mais rien ne put comprimer les battements de leurs c?urs pendant le discours de sir Francis M..., et, de mémoire humaine, ce fut là certainement le plus beau succès oratoire de la Société royale géographique de Londres Mais, en Angleterre, l'enthousiasme ne s'en tient pas seulement aux paroles. Il bat monnaie plus rapidement encore que le balancier de « the Royal Mint [La Monnaie à Londres.]. » Une indemnité d'encouragement fut votée, séance tenante, en faveur du docteur Fergusson, et s'éleva au chiffre de deux mille cinq cents livres[Soixante-deux mille cinq cents francs.]. L'importance de la somme se proportionnait à l'importance de l'entreprise. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §18

Non! jamais interpellation inattendue de MM. Bright et Cobden, jamais demande de fonds extraordinaires de lord Palmerston pour cuirasser les rochers de l'Angleterre, n'obtinrent un pareil succès. Le discours de sir Francis M... était dépassé, et de haut. Le docteur se montrait à la fois sublime, grand, sobre et mesuré; il avait dit le mot de la situation: (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §31

Samuel Fergusson revint en Angleterre vers 1830, et, plus que jamais possédé du démon des découvertes, il accompagna jusqu?en 1853 le capitaine Mac Clure dans l'expédition qui contourna le continent américain du détroit de Behring au cap Farewel. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §40

Le « North American Review » ne vit pas sans déplaisir une telle gloire réservée à l'Angleterre; il tourna la proposition du docteur en plaisanterie, et l'engagea à pousser jusqu'en Amérique, pendant qu'il serait en si bon chemin. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §75

Des paris considérables s'établirent à Londres et dans l'Angleterre, 1° sur l'existence réelle ou supposée du docteur Fergusson; 2° sur le voyage lui-même, qui ne serait pas tenté suivant les uns, qui serait entrepris suivant les autres; 3° sur la question de savoir s'il réussirait ou s'il ne réussirait pas; 4° sur les probabilités ou les improbabilités du retour du docteur Fergusson On engagea des sommes énormes au livre des paris, comme s'il se fût agi des courses d'Epsom. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §77

Depuis leur rentrée en Angleterre, ils furent souvent séparés par les lointaines expéditions du docteur; mais, de retour, celui-ci ne manqua, jamais d'aller, non pas demander, mais donner quelques semaines de lui-même à son ami l'Écossais. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §97

--Toujours, mais dans le bon sens du mot. Ne nous préoccupons donc pas de ce que le sort nous réserve et n'oublions jamais notre bon proverbe d'Angleterre: (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §151

Il était de retour à Kazeh le 25 août, et reprenait avec Burton le chemin de Zanzibar, qu'ils revirent au mois de mars de l'année suivante. Ces deux hardis explorateurs revinrent alors en Angleterre, et la Société de Géographie de Paris leur décerna son prix annuel. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §217

A sa grande confusion; Dick Kennedy eut une large part dans les félicitations bachiques. Après avoir bu « à l'intrépide Fergusson, la gloire de « l'Angleterre, » on dut boire « au non moins courageux Kennedy, son audacieux compagnon. » (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §424

--Mais vous n'avez pas parlé de cela en Angleterre! (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §516

L'île de Zanzibar appartient à l?imam de Mascate, allié de la France et de l'Angleterre, et c'est à coup sûr sa plus belle colonie. Le port reçoit un grand nombre de navires des contrées avoisinantes. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §578

«Vive la reine! Vive l'Angleterre(Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §618

« Sa défense est brisée! s'écria Kennedy. De l'ivoire qui en Angleterre vaudrait trente-cinq guinées les demi-livres! (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §1138

Et les trois voyageurs n'eurent qu'à s'asseoir sur la pelouse verte; les pieds et la trompe d'éléphant furent déclarés exquis; on but à l'Angleterre comme toujours, et de délicieux havanes parfumèrent pour la première fois cette contrée charmante. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §1163

Le Karagwah.--Le lac Ukéréoué.--Une nuit dans une île.--L'Équateur.--Traversée du lac.--Les cascades.--Vue du pays.--Les sources du Nil.--L'île Benga.--La signature d'Andres.--Debono.--Le pavillon aux armes d'Angleterre. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §1173

Dix minutes après, le Victoria s'enlevait majestueusement, pendant que le docteur Fergusson, en signe de succès, déployait le pavillon aux armes d'Angleterre. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §1277

Mais cette dernière partie du voyage les avait laissés sous une impression triste. Un silence complet régnait dans la nacelle. Le docteur Fergusson était-il absorbé par ses découvertes? Ses deux compagnons songeaient-ils à cette traversée au milieu de régions inconnues? Il y avait de tout cela, sans doute, mêlé à de plus vifs souvenirs de l'Angleterre et des amis éloignés. Joe seul montrait une insouciante philosophie, trouvant tout naturel que la patrie ne fût pas là du moment qu'elle était absente; mais il respecta le silence de Samuel Fergusson et de Dick Kennedy. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §1307

--Une fameuse mode, dit Joe, et que j'importerai en Angleterre; cela fera bien dans les parcs de Londres; sans compter que ce serait un moyen de multiplier les arbres à fruit; on aurait des jardins en hauteur; voilà qui sera goûté de tous les petits propriétaires. » (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §1371

--Ecoute. Je vais prendre la situation exacte de ce placer, je te la donnerai, et, à ton retour en Angleterre, tu en feras part à tes concitoyens, si tu crois que tant d'or puisse faire leur bonheur. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §1695

--Eh bien, Monsieur, répliqua Joe, voilà qui est naturel, au moins! de la chaleur et du sable! il serait absurde de rechercher autre chose dans un pareil pays. Voyez-vous, ajouta-t-il en riant, moi je n'avais pas confiance dans vos forêts et vos prairies; c'est un contre-sens! ce n'est pas la peine de venir si loin pour rencontrer la campagne d'Angleterre. Voici la première fois que je me crois en Afrique, et je ne suis pas fâché d'en goûter un peu. » (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §1785

--Volontiers. James Bruce était un Écossais du comté de Stirling, qui, de 1768 à 1772, parcourut toute l?Abyssinie jusqu'au lac Tyana, à la recherche des sources du Nil; puis, il revint en Angleterre, où il publia ses voyages en 1790 seulement. Ses récits furent accueillis avec une incrédulité extrême, incrédulité qui sans doute est réservée aux nôtres. Les habitudes des Abyssiniens semblaient si différentes des us et coutumes anglais, que personne ne voulait y croire. Entre autres détails, James Bruce avait avancé que les peuples de l'Afrique orientale mangeaient de la viande crue. Ce fait souleva tout le monde contre lui. Il pouvait en parler à son aise! on n'irait point voir! Bruce était un homme très courageux et très rageur. Ces doutes l'irritaient au suprême degré. Un jour, dans un salon d?Édimbourg, un Écossais reprit en sa présence le thème des plaisanteries quotidiennes, et à l'endroit de la viande crue, il déclara nettement que la chose n'était ni possible ni vraie. Bruce ne dit rien; il sortit, et rentra quelques instants après avec un beefsteack cru, saupoudré de sel et de poivre à là mode africaine. « Monsieur, dit-il à l'Écossais, en doutant d'une chose que j'ai avancée, vous m'avez fait une injure grave; en la croyant impraticable, vous vous êtes complètement trompé. Et, pour le prouver à tous, vous allez manger tout de suite ce beefsteack cru, ou vous me rendrez raison de vos paroles. » (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §2073

--Bien riposté, fit Joe Si l'Écossais a pu attraper une indigestion, il n'a eu que ce qu'il méritait. Et si, à notre retour en Angleterre, on met notre voyage en doute... (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §2075

--Eh bien! dit Joe, que Monsieur Dick chasse un peu à l'hippopotame! Je voudrais goûter la chair de cet amphibie. Il n'est vraiment pas naturel de pénétrer jusqu'au centre de l'Afrique pour y vivre de bécassines et de perdrix comme en Angleterre! » (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §2287

--Il y a longtemps, répondit le docteur. La reconnaissance du Niger et de ses affluents attira de nombreuses explorations, et je puis vous indiquer les principales. De 1749 à 1758, Adamson reconnaît le fleuve et visite Gorée; de 1785 à 1788, Golberry et Geoffroy parcourent les déserts de la Sénégambie et remontent jusqu'au pays des Maures, qui assassinèrent Saugnier, Brisson, Adam, Riley, Cochelet, et tant d'autres infortunés. Vient alors l'illustre Mungo-Park, l'ami de Walter-Scott, Écossais comme lui. Envoyé en 1795 par la Société africaine de Londres, il atteint Bambarra, voit le Niger, fait cinq cents milles avec un marchand d'esclaves, reconnaît la rivière de Gambie et revient en Angleterre en 1797, il repart le 30 janvier 1805 avec son beau-frère Anderson, Scott le dessinateur et une troupe d?ouvriers; il arrive à Gorée; s'adjoint un détachement de trente-cinq soldats, revoit le Niger le 19 août; mais alors, par suite des fatigues, des privations, des mauvais traitements, des inclémences du ciel, de l'insalubrité du pays, il ne reste plus que onze vivants de quarante Européens; le 16 novembre, les dernières lettres de Mungo-Park parvenaient à sa femme, et, un an plus tard, on apprenait par un trafiquant du pays qu'arrivé à Boussa, sur le Niger, le 23 décembre l?infortuné voyageur vit sa barque renversée par les cataractes du fleuve, et que lui-même fut massacré par les indigènes. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §2756

--Au contraire, Dick; car alors on avait non seulement à reconnaître le fleuve, mais à retrouver les papier du voyageur. Dès 1816, une expédition s'organise à Londres, à laquelle prend part le major Gray; elle arrive au Sénégal, pénètre dans le Fouta-Djallon, visite les populations foullahs et mandingues, et revient en Angleterre sans autre résultat. En 1822, le major Laing explore toute la partie de l'Afrique occidentale voisine des possessions anglaises, et ce fut lui qui arriva le premier aux sources du Niger; d'après ses documents, la source de ce fleuve immense n'aurait pas deux pieds de largeur. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §2758

--C'est alors qu'un courageux jeune homme entreprit avec ses faibles ressources et accomplit le plus étonnant des voyages modernes; je veux parler du Français René Caillié Après diverses tentatives en 1819 et en 1824, il partit à nouveau, le 19 avril 1827, du Rio-Nunez; le 3 août, il arriva tellement épuisé et malade à Timé, qu'il ne put reprendre son voyage qu'en janvier 1828, six mois après; il se joignit alors à une caravane, protégé par son vêtement oriental, atteignit le Niger le 10 mars, pénétra dans la ville de Jenné, s'embarqua sur le fleuve et le descendit jusqu'à Tembouctou, où il arriva le 30 avril. Un autre Français, Imbert, en 1670, un Anglais, Robert Adams, en 1810, avaient peut-être vu cette ville curieuse; mais René Caillié devait être le premier Européen qui en ait rapporté des données exactes; le 4 mai, il quitta cette reine du désert; le 9, il reconnut l'endroit même où fut assassiné le major Laing; le 19, il arriva à El-Araouan et quitta cette ville commerçante pour franchir, à travers mille dangers, les vastes solitudes comprises entre le Soudan et les régions septentrionales de l'Afrique; enfin il entra à Tanger, et, le 28 septembre, il s'embarqua pour Toulon; en dix-neuf mois, malgré cent quatre-vingts jours de maladie, il avait traversé l'Afrique de l'ouest au nord. Ah! si Caillié fût né en Angleterre, on l'eut honoré comme le plus intrépide voyageur des temps modernes; à l'égal de Mungo-Park. Mais, en France, il n'est pas apprécié à sa valeur [Le docteur Fergusson, en sa qualité d'Anglais, exagère peut-être; néanmoins, nous devons reconnaître que René Caillié ne jouit pas en France, parmi les voyageurs, d'une célébrité digne de son dévouement et de son courage]. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §2764

--Il est mort à trente-neuf ans, des suites de ses fatigues; on crut avoir assez fait en lui décernant le prix de la Société de géographie en 1828; les plus grands honneurs lui eussent été rendus en Angleterre! Au reste, tandis qu'il accomplissait ce merveilleux voyage, un Anglais concevait la même entreprise et la tentait avec autant de courage, sinon autant de bonheur. C'est le capitaine Clapperton, le compagnon de Denham. En 1829, il rentra en Afrique par la côte ouest dans le golfe de Bénin; il reprit les traces de Mungo-Park et de Laing, retrouva dans Boussa les documents relatifs à la mort du premier, arriva le 20 août à Sakcatou où, retenu prisonnier, il rendit le dernier soupir entre les mains de son fidèle domestique Richard Lander. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §2766

Il ne dit rien, mais il devint fort inquiet. Cette obstination du vent à le rejeter vers la partie méridionale de l'Afrique déjouait ses calculs. Il ne savait plus sur qui ni sur quoi compter. S'il n'atteignait pas les territoires anglais ou français, que devenir au milieu des barbares qui infestaient les côtes de Guinée? Comment y attendre un navire pour retourner en Angleterre? Et la direction actuelle du vent le chassait sur le royaume de Dahomey, parmi les peuplades les plus sauvages, à la merci d'un roi qui, dans les fêtes publiques, sacrifiait des milliers de victimes humaines! Là, on serait perdu. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §2832

« Si cela n'eût pas dû prolonger notre voyage, dit le docteur, j'aurais tenté de descendre dans cette ville; il doit s'y trouver plus d'un Arabe qui a voyagé en France ou en Angleterre, et auquel notre genre de locomo-tion n'est peut-être pas étranger. Mais ce ne serait pas prudent. (Cinq semaines en ballon, Jules Verne)  §2855