Jules Verne | Michel Strogoff | États-Unis | Amérique

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En effet, ce vaste empire, qui compte douze millions de kilomètres carrés, ne peut pas avoir l'homogénéité des États de l'Europe occidentale. Entre les divers peuples qui le composent, il existe forcément plus que des nuances. Le territoire russe, en Europe, en Asie, en Amérique, s'étend du quinzième degré de longitude est au cent trente-troisième degré de longitude ouest, soit un développement de près de deux cents degrés [Soit 2,500 lieues environ.], et du trente-huitième parallèle sud au quatre-vingt-unième parallèle nord, soit quarante-trois degrés [Soit 1,000 lieues]. On y compte plus de soixante-dix millions d'habitants. On y parle trente langues différentes. La race slave y domine sans doute, mais elle comprend, avec les Russes, des Polonais, des Lithuaniens, des Courlandais. Que l'on y ajoute les Finnois, les Esthoniens, les Lapons, les Tchérémisses, les Tchouvaches, les Permiaks, les Allemands, les Grecs, les Tartares, les tribus caucasiennes, les hordes mongoles, kalmoukes, samoyèdes, kamtschadales, aléoutes, et l'on comprendra que l'unité d'un aussi vaste État ait été difficile à maintenir et qu'elle n'ait pu être que l'oeuvre du temps, aidée par la sagesse des gouvernements. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §375

Dans ces avenues, le long de ces allées, le soleil étant fort au-dessus de l'horizon, puisque, ce matin-là, il s'était levé avant quatre heures, l'affluence était déjà considérable. Russes, Sibériens, Allemands, Cosaques, Turcomans, Persans, Géorgiens, Grecs, Ottomans, Indous, Chinois, mélange extraordinaire d'Européens et d'Asiatiques, causaient, discutaient, péroraient, trafiquaient. Tout ce qui se vend ou s'achète semblait avoir été entassé sur cette place. Porteurs, chevaux, chameaux, ânes, bateaux, chariots, tout ce qui peut servir au transport des marchandises, était accumulé sur ce champ de foire. Fourrures, pierres précieuses, étoffes de soie, cachemires des Indes, tapis turcs, armes du Caucase, tissus de Smyrne ou d'Ispahan, armures de Tiflis, thés de la caravane, bronzes européens, horlogerie de la Suisse, velours et soieries de Lyon, cotonnades anglaises, articles de carrosserie, fruits, légumes, minerais de l'Oural, malachites, lapis-lazuli, aromates, parfums, plantes médicinales, bois, goudrons, cordages, cornes, citrouilles, pastèques, etc., tous les produits de l'Inde, de la Chine, de la Perse, ceux de la mer Caspienne et de la mer Noire, ceux de l'Amérique et de l'Europe, étaient réunis sur ce point du globe. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §464

On sait que le sol de l'Asie centrale est comme une éponge imprégnée de carbures d'hydrogène liquides. Au port de Bakou, sur la frontière persane, à la presqu'île d'Abchéron, sur la Caspienne, dans l'Asie Mineure, en Chine, dans le Youg-Hyan, dans le Birman, les sources d'huiles minérales sourdent par milliers à la surface des terrains. C'est le «pays de l'huile», semblable à celui qui porte maintenant ce nom dans le Nord-Amérique. (Michel Strogoff, Jules Verne)  §2844