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Tout l'immense écheveau des montagnes de l'Arcadie se déroulait alors à l'est. Villages perdus à mi-colline dans les massifs d'oliviers, d'amandiers et de vignes, ruisseaux coulant vers le lit de quelque tributaire, entre les bouquets de myrtes et de lauriers-roses; puis, accrochés à toutes les hauteurs, sur tous les revers, suivant toutes les orientations, des milliers de plants de ces fameuses vignes de Corinthe, qui ne laissaient pas un pouce de terre inoccupé; plus bas, sur les premières rampes, les maisons rouges de la ville, étincelant comme de grands morceaux d'étamine sur le fond d'un rideau de cyprès: ainsi se présentait ce magnifique panorama de l'une des plus pittoresques côtes du Péloponnèse.
(L'archipel en feu,Jules Verne)
§366 Toutefois, puisque les Turcs ou leurs alliés occupaient certaines villes du littoral, aussi bien dans le Péloponnèse que dans la Crète, on ne s'étonnera pas que les pirates fussent nombreux à courir les mers avoisinantes. Si le mal qu'ils causaient aux navires faisant le commerce d'une île à l'autre était considérable, ce n'était pas que les commandants de flottilles grecques, les Miaoulis, les Canaris, les Tsamados, cessassent de les poursuivre; mais ces forbans étaient nombreux, infatigables, et il n'y avait plus aucune sécurité à traverser ces parages. De la Crète à l'île de Métélin, de Rhodes à Nègrepont, l'Archipel était en feu.
(L'archipel en feu,Jules Verne)
§768 Après avoir lutté jusqu'à la dernière heure contre les soldats d'Ibrahim dans le Péloponnèse, Andronika, qui avait été du début, voulait aussi être de la fin de la guerre. C'est pourquoi elle était venue à Scio, résolue, s'il le fallait, à se faire tuer dans cette île, que les Grecs prétendaient rattacher à leur nouveau royaume. C'eût été, pour elle, comme une compensation du mal que son indigne fils avait fait en ces lieux mêmes, lors des épouvantables massacres de 1822.
(L'archipel en feu,Jules Verne)
§788 Quoi qu'il en fût, le sort de la Grèce ne pouvait plus être douteux. L'Europe ne la laisserait pas écraser. Avant peu, dans toute la péninsule hellénique, le croissant aurait cédé la place au drapeau de l'indépendance. Ibrahim, déjà réduit à occuper le centre et les villes littorales du Péloponnèse, serait enfin contraint à les évacuer.
(L'archipel en feu,Jules Verne)
§307 Bientôt, Nicolas Starkos eut dépassé les dernières maisons de Vitylo. Il prit alors le rude sentier qui contourne l'acropole de Kérapha. Après avoir longé les ruines d'une citadelle, qui fut jadis élevée en cet endroit par Ville-Hardouin, au temps où les Croisés occupaient divers points du Péloponnèse, il dut contourner la base des vieilles tours, dont la falaise est encore couronnée. Là, il s'arrêta un instant et se retourna.
(L'archipel en feu,Jules Verne)
§133 |
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