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61 citation(s) dans L'archipel en feu (Jules Verne). 5 citation(s) dans Vingt mille lieues sous les mers (Jules Verne). 3 citation(s) dans Nouvelles lettres d'un voyageur (George Sand). 1 citation(s) dans Voyage au centre de la terre (Jules Verne). Il est un charmant animal dont la rencontre, suivant les anciens, présageait des chances heureuses. Aristote, Athénée, Pline, Oppien, avaient étudié ses goûts et épuisé à son égard toute la poétique des savants de la Grèce et de l'Italie. Ils l'appelèrent ?Nautilus? et ?Pompylius?. Mais la science moderne n'a pas ratifié leur appellation, et ce mollusque est maintenant connu sous le nom d'Argonaute.
(Vingt mille lieues sous les mers,Jules Verne)
§1814 Ce port, l'ancien Oetylos d'Homère, est situé dans l'une de ces trois profondes indentations qui découpent, sur la mer Ionienne et sur la mer Égée, cette feuille de platane, à laquelle on a très justement comparé la Grèce méridionale. Sur cette feuille se développe l'antique Péloponnèse, la Morée de la géographie moderne. La première de ces dentelures, à l'ouest, c'est le golfe de Coron, ouvert entre la Messénie et le Magne; la seconde, c'est le golfe de Marathon, qui échancre largement le littoral de la sévère Laconie; le troisième, c'est le golfe de Nauplie, dont les eaux séparent cette Laconie de l'Argolide.
(L'archipel en feu,Jules Verne)
§31 Nicolas Starkos se tenait alors à l'avant de la _Karysta_. Son regard parcourait toute cette côte de l'Acarnanie, sur la limite septentrionale du golfe. De là surgissaient de grands et impérissables souvenirs, qui auraient dû serrer le coeur d'un enfant de la Grèce, si cet enfant n'eût depuis longtemps renié et trahi sa mère!
(L'archipel en feu,Jules Verne)
§439 Et, l'année d'avant, presque à cette même place où venait d'être enterré Marco Botsaris, l'un des héros de la guerre de l'Indépendance, était venu mourir, découragé, désespéré, lord Byron, dont la dépouille repose maintenant à Westminster. Seul, son coeur est resté sur cette terre de Grèce qu'il aimait et qui ne redevint libre qu'après sa mort!
(L'archipel en feu,Jules Verne)
§442 Mais, s'il les connaissait, Nicolas Starkos était également connu d'eux. Après la mort de son père, qui fut l'une de ces milliers de victimes de la cruauté des Turcs, sa mère, affamée de haine, n'attendit plus que l'heure de se jeter dans le premier soulèvement contre la tyrannie ottomane. Lui, à dix-huit ans, il avait quitté le Magne pour courir les mers, et plus particulièrement l'Archipel, se formant non seulement au métier de marin, mais aussi au métier de pirate. À bord de quels navires avait-il servi pendant cette période de son existence, quels chefs de flibustiers ou de forbans l'eurent sous leurs ordres, sous quel pavillon fit-il ses premières armes, quel sang répandit sa main, le sang des ennemis de la Grèce ou le sang de ses défenseurs -- celui-là même qui coulait dans ses veines -- nul que lui n'aurait pu le dire. Plusieurs fois, cependant, on l'avait revu dans les divers ports du golfe de Coron. Quelques-uns de ses compatriotes avaient pu raconter ses hauts faits de piraterie, auxquels ils s'étaient associés, navires de commerce attaqués et détruits, riches cargaisons changées en parts de prise! Mais un certain mystère entourait le nom de Nicolas Starkos. Toutefois, il était si avantageusement connu dans les provinces du Magne que, devant ce nom, tous s'inclinèrent.
(L'archipel en feu,Jules Verne)
§125 |
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