Grèce | Crète


On le voit, les nouveaux embarqués, aussi bien que les autres marins de la _Karysta_, n'étaient point gens à bouder devant la besogne, quelle qu'elle fût. Des scrupules, des remords, même de simples préjugés, il ne fallait rien demander de tout cela à cette population maritime du bas Magne. En vérité, ils étaient dignes de celui qui les commandait, et celui-là savait qu'il pouvait compter sur eux. Mais, si ceux de Vitylo connaissaient le capitaine Starkos, ils ne connaissaient point son second, tout à la fois officier de marine et homme d'affaires -- son âme damnée, en un mot. C'était un certain Skopélo, originaire de Cérigotto, petite île assez mal famée, située sur la limite méridionale de l'Archipel, entre Cérigo et la Crète. C'est pourquoi l'un des nouveaux, s'adressant au maître d'équipage de la _Karysta_: (L'archipel en feu,Jules Verne)   §347

-- Rien; mais s'il en était ainsi, répondit le consul, il ne serait pas étonnant qu'elle eût fait voile pour la Crète, dont certains ports sont toujours ouverts à ces forbans!» (L'archipel en feu,Jules Verne)   §1014

-- La Crète est toujours aux mains des Turcs, répondit Henry d'Albaret, et je crois que nous n'avons rien à y faire. (L'archipel en feu,Jules Verne)   §1027

Il était donc naturel de supposer que, depuis le départ de l'escadre alliée, les pirates avaient dû préférablement se réfugier à Grabouse, puisqu'ils y trouvaient des auxiliaires si inattendus. Aussi Henry d'Albaret se décida-t-il à gagner Scarpanto en suivant la côte méridionale de la Crète, de manière à passer devant Grabouse. Il donna donc ses ordres, et le capitaine Todros s'empressa de les faire exécuter. (L'archipel en feu,Jules Verne)   §1038

«Je ne savais pas, dit-il, que la _Syphanta_ fût commandée par Henry d'Albaret! Si je l'avais su, je n'aurais pas hésité à lui offrir le combat dans les mers de Crète, et il ne fût pas allé faire concurrence aux Pères de la Merci sur le marché de Scarpanto. (L'archipel en feu,Jules Verne)   §1411