France | Hyères


Mathilde se sentit saisie d'un bâillement irrésistible; [Variante : à le voir, il lui semblait qu'] elle reconnaissait les antiques dorures et les anciens habitués du salon paternel. Elle se faisait une image parfaitement ennuyeuse de la vie qu'elle allait reprendre à Paris. Et cependant à Hyères elle regrettait Paris. (Le rouge et le noir,Stendhal)   §2190

Un jour Julien revenait de la charmante terre de Villequier, sur les bords de la Seine, que M. de La Mole voyait avec intérêt, parce que, de toutes les siennes, c'était la seule qui eût appartenu au célèbre Boniface de La Mole. Il trouva à l'hôtel la marquise et sa fille, qui arrivaient d'Hyères. (Le rouge et le noir,Stendhal)   §2184

Mlle de La Mole et sa mère étaient à Hyères, auprès de la mère de la marquise. Le comte Norbert ne voyait son père que des instants; ils étaient fort bien l'un pour l'autre, mais n'avaient rien à se dire. M. de La Mole, réduit à Julien, fut étonné de lui trouver des idées. Il se faisait lire les journaux. Bientôt le jeune secrétaire fut en état de choisir les passages intéressants. Il y avait un journal nouveau que le marquis abhorrait; il avait juré de ne le jamais lire, et chaque jour en parlait. Julien riait [Variante: et admirait la pauvreté du duel entre le pouvoir et une idée. Cette petitesse du marquis lui rendait tout le sang-froid qu'il était tenté de perdre en passant des soirées tête-à-tête avec un si grand seigneur.] Le marquis, irrité contre le temps présent, se fit lire Tite-Live; la traduction improvisée sur le texte latin l'amusait. (Le rouge et le noir,Stendhal)   §2109