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Toutes les citations de ce lieu:
RAGENEAU: Certes, je ne crois pas que jamais nous le peigne Le solennel monsieur Philippe de Champaigne; Mais bizarre, excessif, extravagant, falot, Il eût fourni, je pense, à feu Jacques Callot Le plus fol spadassin à mettre entre ses masques: Feutre à panache triple et pourpoint à six basques, Cape que par derrière, avec pompe, l'estoc Lève, comme une queue insolente de coq, Plus fier que tous les Artabans dont la Gascogne Fut et sera toujours l'alme Mère Gigogne, Il promène, en sa fraise à la Pulcinella, Un nez !. . .Ah ! messeigneurs, quel nez que ce nez-là !. . . On ne peut voir passer un pareil nasigère Sans s'écrier: ?Oh ! non, vraiment, il exagère !? Puis on sourit, on dit: ?Il va l'enlever. . .? Mais Monsieur de Bergerac ne l'enlève jamais.
(Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand) §176 RAGUENEAU (reculant épouvanté): Messieurs, vous êtes donc tous de Gascogne !
(Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand) §860 CYRANO (faisant deux pas vers De Guiche et montrant les cadets): Ce sont les cadets de Gascogne De Carbon de Castel-Jaloux ! Bretteurs et menteurs sans vergogne, Ce sont les cadets de Gascogne ! Parlant blason, lambel, bastogne, Tous plus nobles que des filous, Ce sont les cadets de Gascogne De Carbon de Castel-Jaloux: ?il d'aigle, jambe de cigogne, Moustache de chat, dents de loups, Fendant la canaille qui grogne, ?il d'aigle, jambe de cigogne, Ils vont,--coiffés d'un vieux vigogne Dont la plume cache les trous !-- ?il d'aigle, jambe de cigogne, Moustache de chat, dents de loups ! Perce-Bedaine et Casse-Trogne Sont leurs sobriquets les plus doux; De gloire, leur âme est ivrogne ! Perce-Bedaine et Casse-Trogne, Dans tous les endroits où l'on cogne Ils se donnent des rendez-vous. . . Perce-Bedaine et Casse-Trogne Sont leurs sobriquets les plus doux ! Voici les cadets de Gascogne Qui font cocus tous les jaloux ! O femme, adorable carogne, Voici les cadets de Gascogne ! Que le vieil époux se renfrogne: Sonnez, clairons ! chantez, coucous ! Voici les cadets de Gascogne Qui font cocus tous les jaloux !
(Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand) §918 CYRANO (se mettant sur son séant, et avec l'accent de Gascogne): De la lune !
(Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand) §1528 Les Cadets de Gascogne.
(Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand) §1641 Roulés dans leurs manteaux, les Cadets de Gascogne dorment. Carbon de Castel-Jaloux et Le Bret veillent. Ils sont très pâles et très maigris. Christian dort, parmi les autres, dans sa cape, au premier plan, le visage éclairé par un feu. Silence.
(Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand) §1645 CYRANO (se croisant les bras): Ah çà ! mais vous ne pensez qu'à manger ?. . . --Approche, Bertrandou le fifre, ancien berger; Du double étui de cuir tire l'un de tes fifres, Souffle, et joue à ce tas de goinfres et de piffres Ces vieux airs du pays, au doux rythme obsesseur, Dont chaque note est comme une petite s?ur, Dans lesquels restent pris des sons de voix aimées, Ces airs dont la lenteur est celle des fumées Que le hameau natal exhale de ses toits, Ces airs dont la musique a l'air d'être en patois !. . . (Le vieux s'assied et prépare son fifre): Que la flûte, aujourd'hui, guerrière qui s'afflige, Se souvienne un moment, pendant que sur sa tige Tes doigts semblent danser un menuet d'oiseau, Qu'avant d'être d'ébène, elle fut de roseau; Que sa chanson l'étonne, et qu'elle y reconnaisse L'âme de sa rustique et paisible jeunesse !. . . (Le vieux commence à jouer des airs languedociens): Écoutez, les Gascons. . .Ce n'est plus, sous ses doigts, Le fifre aigu des camps, c'est la flûte des bois ! Ce n'est plus le sifflet du combat, sous ses lèvres, C'est le lent galoubet de nos meneurs de chèvres !. . . Écoutez. . .C'est le val, la lande, la forêt, Le petit pâtre brun sous son rouge béret, C'est la verte douceur des soirs sur la Dordogne, Écoutez, les Gascons: c'est toute la Gascogne ! (Toutes les têtes se sont inclinées;--tous les yeux rêvent;--et des larmes sont furtivement essuyées, avec un revers de manche, un coin de manteau.)
(Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand) §1744 CYRANO (aux cadets): Eh bien donc ! nous allons au blason de Gascogne, Qui porte six chevrons, messieurs, d'azur et d'or, Joindre un chevron de sang qui lui manquait encor ! (De Guiche cause bas avec Carbon de Castel-Jaloux, au fond. On donne des ordres. La résistance se prépare. Cyrano va vers Christian qui est resté immobile, les bras croisés.)
(Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand) §1806 CYRANO (récitant debout au milieu des balles): Ce sont les cadets de Gascogne, De Carbon de Castel-Jaloux; Bretteurs et menteurs sans vergogne. . . (Il s'élance, suivi des quelques survivants): Ce sont les cadets. . . (Le reste se perd dans la bataille.)
(Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand) §2205 CYRANO (se soulevant, l'?il égaré): Ce sont les cadets de Gascogne. . . --La masse élémentaire. . .Eh oui !. . .voilà le hic. . .
(Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand) §2468 |
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