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82 citation(s) dans Les trois mousquetaires (Alexandre Dumas Père).
32 citation(s) dans La Chartreuse de Parme (Stendhal). 31 citation(s) dans Le Comte de Monte-Christo v1 (Alexandre Dumas Père). 30 citation(s) dans Vingt mille lieues sous les mers (Jules Verne). 15 citation(s) dans Nouvelles lettres d'un voyageur (George Sand). 13 citation(s) dans L'archipel en feu (Jules Verne). 10 citation(s) dans Candide (Voltaire). 10 citation(s) dans Eugénie Grandet (Balzac). 10 citation(s) dans Journal d'un sous-officier, 1870 (Amédée Delorme). 10 citation(s) dans Au bonheur des dames (Emile Zola). 10 citation(s) dans De la Terre à la Lune (Jules Verne). 9 citation(s) dans Du côté de chez Swann (Marcel Proust). 8 citation(s) dans Une ville flottante (Jules Verne). 7 citation(s) dans La Guerre et la Paix (Léon Tolstoï). 7 citation(s) dans Histoires extraordinaires (Edgar Allan Poe). 6 citation(s) dans Voyage au centre de la terre (Jules Verne). 5 citation(s) dans Michel Strogoff (Jules Verne). 4 citation(s) dans Cinq semaines en ballon (Jules Verne). 3 citation(s) dans Le Grand Meaulnes (Alain-Fournier). 2 citation(s) dans Le tour du monde en 80 jours (Jules Verne). 2 citation(s) dans Cyrano de Bergerac (Edmond Rostand). Sans doute, il gagnait de l'argent, et ses travaux littéraires pouvaient à peu près le faire vivre. Mais j'ai les preuves qu'il avait sans cesse de dégoûtantes difficultés à surmonter. Il rêva, comme tant d'autres écrivains, une«Revue» à lui, il voulut être«chez lui», et le fait est qu'il avait suffisamment souffert pour désirer ardemment cet abri définitif pour sa pensée. Pour arriver à ce résultat, pour se procurer une somme d'argent suffisante, il eut recours aux«lectures». On sait ce que sont ces lectures,--une espèce de spéculation, le Collège de France mis à la disposition de tous les littérateurs, l'auteur ne publiant sa«lecture» qu'après qu'il en a tiré toutes les recettes qu'elle peut rendre. Poe avait déjà donné à New-York une«lecture»«d'Eureka», son poëme cosmogonique, qui avait même soulevé de grosses discussions. Il imagina cette fois de donner des«lectures» dans son pays, dans la Virginie. Il comptait, comme il l'écrivait à Willis, faire une tournée dans l'Ouest et le Sud, et il espérait le concours de ses amis littéraires et de ses anciennes connaissances de collège et de West-Point. Il visita donc les principales villes de la Virginie, et Richmond revit celui qu'on y avait connu si jeune, si pauvre, si délabré. Tous ceux qui n'avaient pas vu Poe depuis les jours de son obscurité accoururent en foule pour contempler leur illustre compatriote. Il apparut, beau, élégant, correct comme le génie. Je crois même que, depuis quelque temps, il avait poussé la condescendance jusqu'à se faire admettre dans une société de tempérance. Il choisit un thème aussi large qu'élevé:«le Principe de la Poésie», et il le développa avec cette lucidité qui est un de ses privilèges. Il croyait, en vrai poëte qu'il était, que le but de la poésie est de même nature que son principe, et qu'elle ne doit pas avoir en vue autre chose qu'elle-même.
(Histoires extraordinaires, Edgar Allan Poe) §52 Il existe une lettre charmante de Mme Frances Osgood, qui fut une des amies de Poe, et qui nous donne sur ses moeurs, sur sa personne et sur sa vie de ménage, les plus curieux détails. Cette femme, qui était elle-même un littérateur distingué, nie courageusement tous les vices et toutes les fautes reprochées au poëte.
(Histoires extraordinaires, Edgar Allan Poe) §66 Dans les«Nouvelles» de Poe, il n'y a jamais d'amour. Du moins«Ligeia, Éleonora», ne sont pas, à proprement parler, des histoires d'amour, l'idée principale sur laquelle pivote l'oeuvre étant tout autre. Peut-être croyait-il que la prose n'est pas une langue à la hauteur de ce bizarre et presque intraduisible sentiment; car ses poésies, en revanche, en sont fortement saturées. La divine passion y apparaît magnifique, étoilée d'une irrémédiable mélancolie. Dans ses articles, il parle quelque fois de l'amour, et même comme d'une chose dont le nom fait frémir la plume. Dans«the Domain of Arnheim», il affirmera que les quatre conditions élémentaires du bonheur sont: la vie en plein air,«l'amour d'une femme», le détachement de toute ambition et la création d'un Beau nouveau.--Ce qui corrobore l'idée de Mme Frances Osgood relativement au respect chevaleresque de Poe pour les femmes, c'est que, malgré son prodigieux talent pour le grotesque et l'horrible, il n'y a pas dans toute son oeuvre un seul passage qui ait trait à la lubricité ou même aux jouissances sensuelles. Ses portraits de femmes sont, pour ainsi dire, auréolés; ils brillent au sein d'une vapeur surnaturelle et sont peints à la manière emphatique d'un adorateur.--Quant aux«petits épisodes romanesques,» y a-t-il lieu de s'étonner qu'un être aussi nerveux, dont la soif du Beau était peut-être le trait principal, ait parfois, avec une ardeur passionnée, cultivé la galanterie, cette fleur volcanique et musquée, pour qui le cerveau bouillonnant des poëtes est un terrain de prédilection?
(Histoires extraordinaires, Edgar Allan Poe) §71 En même temps, je fabriquais avec de la ficelle un filet d'une dimension suffisante, j'y adaptais un cerceau et des cordes, et je faisais l'emplette des nombreux instruments et des matières nécessaires pour faire des expériences dans les plus hautes régions de l'atmosphère. Une nuit, je transportai prudemment dans un endroit retiré de Rotterdam, à l'est, cinq barriques cerclées de fer, qui pouvaient contenir chacune environ cinquante gallons, et une sixième d'une dimension plus vaste; six tubes en fer-blanc, de trois pouces de diamètre et de quatre pieds de long, façonnés«ad hoc»; une bonne quantité«d'une certaine substance métallique ou demi-métal», que je ne nommerai pas, et une douzaine de dames-jeannes remplies d'un acide très-commun. Le gaz qui devait résulter de cette combinaison est un gaz qui n'a jamais été, jusqu'à présent, fabriqué que par moi, ou du moins qui n'a jamais été appliqué à un pareil objet. Tout ce que je puis dire, c'est qu'il est«une des parties constituantes de l'azote», qui a été si longtemps regardé comme irréductible, et que sa densité est moindre que celle de l'hydrogène d'environ trente-sept fois et quatre dixièmes. Il est sans saveur, mais non sans odeur; il brûle, quand il est pur, avec une flamme verdâtre; il attaque instantanément la vie animale. Je ne ferais aucune difficulté d'en livrer tout le secret, mais il appartient de droit, comme je l'ai déjà fait entendre, à un citoyen de Nantes, en France, par qui il m'a été communiqué sous condition.
(Histoires extraordinaires, Edgar Allan Poe) §783 L'aspect de la terre, à cette période de mon ascension, était vraiment magnifique. À l'ouest, au nord et au sud, aussi loin que pénétrait mon regard, s'étendait une nappe illimitée de mer en apparence immobile, qui, de seconde en seconde, prenait une teinte bleue plus profonde. À une vaste distance vers l'est, s'allongeaient très-distinctement les îles Britanniques, les côtes occidentales de la France et de l'Espagne, ainsi qu'une petite portion de la partie nord du continent africain. Il était impossible de découvrir une trace des édifices particuliers, et les plus orgueilleuses cités de l'humanité avaient absolument disparu de la surface de la terre.
(Histoires extraordinaires, Edgar Allan Poe) §822 Quelque temps avant que Balzac descendît dans le gouffre final en poussant les nobles plaintes d'un héros qui a encore de grandes choses à faire, Edgar Poe, qui a plus d'un rapport avec lui, tombait frappé d'une mort affreuse. La France a perdu un de ses plus grands génies, et l'Amérique un romancier, un critique, un philosophe qui n'était guère fait pour elle. Beaucoup de personnes ignorent ici la mort d'Edgar Poe, beaucoup d'autres ont cru que c'était un jeune gentleman riche, écrivant peu, produisant ses bizarres et terribles créations dans les loisirs les plus riants, et ne connaissant la vie littéraire que par de rares et éclatants succès. La réalité fut le contraire.
(Histoires extraordinaires, Edgar Allan Poe) §1325 À cette dernière visite à Richmond, il fit«deux lectures publiques». Il faut dire un mot de ces lectures qui jouent un grand rôle dans la vie littéraire aux États-Unis. Aucune loi ne s'oppose à ce qu'un écrivain, un philosophe, un poëte, quiconque sait parler, annonce une lecture, une dissertation publique sur un objet littéraire ou philosophique. Il faut la location d'une salle. Chacun paye une rétribution pour le plaisir d'entendre émettre des idées et phraser des phrases telles quelles. Le public vient ou ne vient pas. Dans ce dernier cas, c'est une spéculation manquée comme toute autre spéculation commerciale aventureuse. Seulement, quand la«lecture» doit être faite par un écrivain célèbre, il y a affluence, et c'est une espèce de solennité littéraire. On voit que ce sont les chaires du Collège de France mises à la disposition de tout le monde. Cela fait penser à Andrieux, à La Harpe, à Baour-Lormian, et rappelle cette espèce de restauration littéraire qui se fit après l'apaisement de la Révolution française dans les lycées, les athénées et les casinos.
(Histoires extraordinaires, Edgar Allan Poe) §1345 |
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