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Le colonel Koch, en prenant le commandement de la brigade, avait passé la conduite du 48e au commandant Bourrel, du 1er bataillon. Au 3e nous étions toujours dirigés par l'intrépide vieillard, capitaine David. De beaux exemples d'honneur, de courage et de dévouement nous soutenaient, nous stimulaient: quelques prodiges qu'exécutât la délégation de Tours pour l'improvisation des armées, elle ne pouvait parfaire son oeuvre dans les détails. Ainsi, notre bataillon ne comptait aucun officier monté. Pas plus l'adjudant-major que le capitaine David. Des chevaux leur eussent été précieux pour conduire et faire mouvoir une unité d'un millier d'hommes. Ce petit fait méritait d'être noté, à l'honneur des chefs qui surent utiliser des instruments tactiquement incomplets, sans parler de l'inexpérience individuelle de leurs éléments.
(Journal d'un sous-officier, 1870, Amédée Delorme) §484 Lorsque toute la 2e armée de la Loire s'était bien comportée, un malentendu, né de l'inhabitude de subordonner l'exécution des détails à l'intérêt de l'ensemble des opérations, avait compromis le succès incontestable de la journée du 8 décembre: Le général Camô, sans même rendre compte au général en chef, s'était, dans le milieu du jour sur un avis parvenu de Tours, replié vers Mer, évacuant Beaugency, et découvrant notre aile droite à l'improviste. Ce recul avait obligé le général Chanzy à rectifier sa ligne de bataille et à abandonner sans combat quelques-uns des points conquis par ses troupes. Les Bavarois avaient pu ainsi occuper, à l'est de Cernay, le village de Villechaumont et la ferme du Mée. A la faveur de la nuit, ils s'y établissaient en force pour nous prendre en flanc le lendemain, pendant que nous nous retranchions au nord du côté de Cravant, d'où ils nous avaient lancé leurs derniers obus.
(Journal d'un sous-officier, 1870, Amédée Delorme) §528 |
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