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Ce village était un gros bourg, Ouzouer-le-Marché. Tout pavoisé, pavoisé comme il ne l'avait jamais été et comme il faut espérer qu'il ne le sera plus. Sous ses rustiques toitures, il abritait de nombreux blessés qui, à l'ombre flottante du drapeau international de Genève, luttaient depuis vingt jours contre la mort.
(Journal d'un sous-officier, 1870, Amédée Delorme) §361 Le capitaine David se reposait sur son sabre, immobile et muet comme un dieu Terme. Il n'en était pas de même du nôtre, qui frémissait d'impatience, et qui eût certainement voulu nous lancer en avant s'il avait commandé le bataillon. Chez les sous-officiers se manifestaient à peu de chose près les mêmes symptômes que le matin du 30 novembre, à la sortie d'Ouzouer-le-Marché, sauf, il faut l'avouer, un air plus sombre du côté de Nareval et quelques imperceptibles signes de couardise de la part de l'impertinent Laurier. La tenue des hommes était correcte, avec même une pointe d'humour.
(Journal d'un sous-officier, 1870, Amédée Delorme) §509 |
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