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§8442
§8443 CHAPITRE LXIV L'HOMME AU MANTEAU ROUGE §8444 Le désespoir d'Athos avait fait place à une douleur concentrée, qui rendait plus lucides encore les brillantes facultés d'esprit de cet homme. §8445 Tout entier à une seule pensée, celle de la promesse qu'il avait faite et de la responsabilité qu'il avait prise, il se retira le dernier dans sa chambre, pria l'hôte de lui procurer une carte de la province, se courba dessus, interrogea les lignes tracées, reconnut que quatre chemins différents se rendaient de Béthune à Armentières, et fit appeler les valets. §8446 Planchet, Grimaud, Mousqueton et Bazin se présentèrent et reçurent les ordres clairs, ponctuels et graves d'Athos. §8447 Ils devaient partir au point du jour, le lendemain, et se rendre à Armentières, chacun par une route différente. Planchet, le plus intelligent des quatre, devait suivre celle par laquelle avait disparu la voiture sur laquelle les quatre amis avaient tiré, et qui était accompagnée, on se le rappelle, du domestique de Rochefort. §8448 Athos mit les valets en campagne d'abord, parce que, depuis que ces hommes étaient à son service et à celui de ses amis, il avait reconnu en chacun d'eux des qualités différentes et essentielles. §8449 Puis, des valets qui interrogent inspirent aux passants moins de défiance que leurs maîtres, et trouvent plus de sympathie chez ceux auxquels ils s'adressent. §8450 Enfin, Milady connaissait les maîtres, tandis qu'elle ne connaissait pas les valets; au contraire, les valets connaissaient parfaitement Milady. §8451 Tous quatre devaient se trouver réunis le lendemain à onze heures à l'endroit indiqué; s'ils avaient découvert la retraite de Milady, trois resteraient à la garder, le quatrième reviendrait à Béthune pour prévenir Athos et servir de guide aux quatre amis. §8452 Ces dispositions prises, les valets se retirèrent à leur tour. |
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