Alexandre Dumas Père | Les trois mousquetaires | Royaume-Uni | Angleterre

-- De retourner à l'instant même en Angleterre, et de la prévenir directement si le duc quittait Londres. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §96

-- Et pas un homme pour les instruire, les fauconniers s'en vont, il n'y a plus que moi qui connaisse l'art de la vénerie. Après moi tout sera dit, et l'on chassera avec des traquenards, des pièges, des trappes. Si j'avais le temps encore de former des élèves! mais oui, M. le cardinal est là qui ne me laisse pas un instant de repos, qui me parle de l'Espagne, qui me parle de l'Autriche, qui me parle de l'Angleterre! Ah! à propos de M. le cardinal, monsieur de Tréville, je suis mécontent de vous.» (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §653

Cependant, tout isolé qu'il se trouvait, il faut le dire, le duc de Buckingham n'éprouva pas un instant de crainte; un des côtés saillants de son caractère était la recherche de l'aventure et l'amour du romanesque. Brave, hardi, entreprenant, ce n'était pas la première fois qu'il risquait sa vie dans de pareilles tentatives; il avait appris que ce prétendu message d'Anne d'Autriche, sur la foi duquel il était venu à Paris, était un piège, et au lieu de regagner l'Angleterre, il avait, abusant de la position qu'on lui avait faite, déclaré à la reine qu'il ne partirait pas sans l'avoir vue. La reine avait positivement refusé d'abord, puis enfin elle avait craint que le duc, exaspéré, ne fît quelque folie. Déjà elle était décidée à le recevoir et à le supplier de partir aussitôt, lorsque, le soir même de cette décision, Mme Bonacieux, qui était chargée d'aller chercher le duc et de le conduire au Louvre, fut enlevée. Pendant deux jours on ignora complètement ce qu'elle était devenue, et tout resta en suspens. Mais une fois libre, une fois remise en rapport avec La Porte, les choses avaient repris leur cours, et elle venait d'accomplir la périlleuse entreprise que, sans son arrestation, elle eût exécutée trois jours plus tôt. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §1407

À trente-cinq ans qu'il avait alors, il passait à juste titre pour le plus beau gentilhomme et pour le plus élégant cavalier de France et d'Angleterre. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §1409

-- Vous quitterez la France, vous retournerez en Angleterre? (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §1464

On sait quelles étaient les préventions du roi contre la reine, préventions habilement entretenues par le cardinal, qui, en fait d'intrigues, se défiait infiniment plus des femmes que des hommes. Une des grandes causes surtout de cette prévention était l'amitié d'Anne d'Autriche pour Mme de Chevreuse. Ces deux femmes l'inquiétaient plus que les guerres avec l'Espagne, les démêlés avec l'Angleterre et l'embarras des finances. À ses yeux et dans sa conviction, Mme de Chevreuse servait la reine non seulement dans ses intrigues politiques, mais, ce qui le tourmentait bien plus encore, dans ses intrigues amoureuses. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §1809

-- Pour la cause qui aujourd'hui nous fait aller en Angleterre. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §2453

Ils s'approchèrent vivement de ce gentilhomme, qui paraissait fort affairé. Il avait ses bottes couvertes de poussière, et s'informait s'il ne pourrait point passer à l'instant même en Angleterre. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §2582

-- Il paraît que Son Éminence veut empêcher quelqu'un de parvenir en Angleterre. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §2647

Le lendemain, au point du jour, il se trouva à trois ou quatre lieues seulement des côtes d'Angleterre; la brise avait été faible toute la nuit, et l'on avait peu marché. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §2679

À dix heures et demie, d'Artagnan mettait le pied sur la terre d'Angleterre, en s'écriant: (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §2681

Mais ce n'était pas tout: il fallait gagner Londres. En Angleterre, la poste était assez bien servie. D'Artagnan et Planchet prirent chacun un bidet, un postillon courut devant eux; en quatre heures ils arrivèrent aux portes de la capitale. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §2683

Tout le long de la route, le duc se fit mettre au courant par d'Artagnan non pas de tout ce qui s'était passé, mais de ce que d'Artagnan savait. En rapprochant ce qu'il avait entendu sortir de la bouche du jeune homme de ses souvenirs à lui, il put donc se faire une idée assez exacte d'une position de la gravité de laquelle, au reste, la lettre de la reine, si courte et si peu explicite qu'elle fût, lui donnait la mesure. Mais ce qui l'étonnait surtout, c'est que le cardinal, intéressé comme il l'était à ce que le jeune homme ne mît pas le pied en Angleterre, ne fût point parvenu à l'arrêter en route. Ce fut alors, et sur la manifestation de cet étonnement, que d'Artagnan lui raconta les précautions prises, et comment, grâce au dévouement de ses trois amis qu'il avait éparpillés tout sanglants sur la route, il était arrivé à en être quitte pour le coup d'épée qui avait traversé le billet de la reine, et qu'il avait rendu à M. de Wardes en si terrible monnaie. Tout en écoutant ce récit, fait avec la plus grande simplicité, le duc regardait de temps en temps le jeune homme d'un air étonné, comme s'il n'eût pas pu comprendre que tant de prudence, de courage et de dévouement s'alliât avec un visage qui n'indiquait pas encore vingt ans. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §2712

«Maintenant, mon jeune ami, dit-il, l'Angleterre est à nous deux; que voulez-vous, que désirez-vous? (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §2766

-- J'avais oublié que l'Angleterre était une île, et que vous en étiez le roi. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §2789

D'Artagnan se dirigea à l'instant même vers l'auberge indiquée, et la reconnut aux cris qui s'en échappaient: on parlait de guerre entre l'Angleterre et la France comme de chose prochaine et indubitable, et les matelots joyeux faisaient bombance. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §2807

Tandis que Porthos et Mousqueton déjeunaient avec des appétits de convalescents et cette cordialité de frères qui rapproche les hommes dans le malheur, d'Artagnan raconta comment Aramis blessé avait été forcé de s'arrêter à Crèvecoeur, comment il avait laissé Athos se débattre à Amiens entre les mains de quatre hommes qui l'accusaient d'être un faux-monnayeur, et comment, lui, d'Artagnan, avait été forcé de passer sur le ventre du comte de Wardes pour arriver jusqu'en Angleterre. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §3422

Milady changea de conversation sans affectation aucune, et demanda à d'Artagnan de la façon la plus négligée du monde s'il n'avait jamais été en Angleterre. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §4433

Quant à la cause qui avait manqué faire perdre à Milady son crédit près du cardinal, Ketty n'en savait pas davantage; mais cette fois, d'Artagnan était plus avancé qu'elle: comme il avait aperçu Milady sur un bâtiment consigné au moment où lui-même quittait l'Angleterre, il se douta qu'il était question cette fois des ferrets de diamants. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §4669

Depuis ce temps-là, il vous est arrivé bien des choses: vous vous êtes promené derrière les Chartreux, un jour qu'il eût mieux valu que vous fussiez ailleurs; puis, vous avez fait avec vos amis un voyage aux eaux de Forges; eux se sont arrêtés en route; mais vous, vous avez continué votre chemin. C'est tout simple, vous aviez des affaires en Angleterre. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §5459

La Rochelle, qui avait pris une nouvelle importance de la ruine des autres villes calvinistes, était donc le foyer des dissensions et des ambitions. Il y avait plus, son port était la dernière porte ouverte aux Anglais dans le royaume de France; et en la fermant à l'Angleterre, notre éternelle ennemie, le cardinal achevait l'oeuvre de Jeanne d'Arc et du duc de Guise. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §5533

Richelieu savait qu'en combattant l'Angleterre il combattait Buckingham, qu'en triomphant de l'Angleterre il triomphait de Buckingham, enfin qu'en humiliant l'Angleterre aux yeux de l'Europe il humiliait Buckingham aux yeux de la reine. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §5540

De son côté Buckingham, tout en mettant en avant l'honneur de l'Angleterre, était mû par des intérêts absolument semblables à ceux du cardinal; Buckingham aussi poursuivait une vengeance particulière: sous aucun prétexte, Buckingham n'avait pu rentrer en France comme ambassadeur, il voulait y rentrer comme conquérant. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §5541

Un envoyé du duc de Buckingham, nommé Montaigu, avait été pris, et l'on avait acquis la preuve d'une ligue entre l'Empiré, l'Espagne, l'Angleterre et la Lorraine. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §5800

En conséquence, après avoir voyagé toute la nuit, à sept heures du matin elle était au fort de La Pointe, à huit heures elle était embarquée, et à neuf heures le bâtiment, qui, avec des lettres de marque du cardinal, était censé être en partance pour Bayonne, levait l'ancre et faisait voile pour l'Angleterre. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §6061

-- Elle va en Angleterre, répondit Athos. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §6243

-- Elle me gêne en Angleterre aussi bien qu'en France, dit Athos. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §6281

-- Ah! j'y suis, reprit d'Artagnan: je passe en Angleterre une seconde fois, je vais trouver M. de Buckingham et je l'avertis du complot tramé contre sa vie. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §6316

-- Eh! bon Dieu! vous serez trompés tout de même, dit Athos, qui était optimiste quand il s'agissait des choses, et pessimiste quand il s'agissait des hommes. Ils promettront tout pour avoir de l'argent, et en chemin la peur les empêchera d'agir. Une fois pris, on les serrera; serrés, ils avoueront. Que diable! nous ne sommes pas des enfants! Pour aller en Angleterre (Athos baissa la voix), il faut traverser toute la France, semée d'espions et de créatures du cardinal; il faut une passe pour s'embarquer; il faut savoir l'anglais pour demander son chemin à Londres. Tenez, je vois la chose bien difficile. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §6489

«La personne qui vous écrit ces quelques lignes a eu l'honneur de croiser l'épée avec vous dans un petit enclos de la rue d'Enfer. Comme vous avez bien voulu, depuis, vous dire plusieurs fois l'ami de cette personne, elle vous doit de reconnaître cette amitié par un bon avis. Deux fois vous avez failli être victime d'une proche parente que vous croyez votre héritière, parce que vous ignorez qu'avant de contracter mariage en Angleterre, elle était déjà mariée en France. Mais, la troisième fois, qui est celle-ci, vous pouvez y succomber. Votre parente est partie de La Rochelle pour l'Angleterre pendant la nuit. Surveillez son arrivée car elle a de grands et terribles projets. Si vous tenez absolument à savoir ce dont elle est capable, lisez son passé sur son épaule gauche.» (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §6533

Cependant Milady, ivre de colère, rugissant sur le pont du bâtiment comme une lionne qu'on embarque, avait été tentée de se jeter à la mer pour regagner la côte, car elle ne pouvait se faire à l'idée qu'elle avait été insultée par d'Artagnan, menacée par Athos, et qu'elle quittait la France sans se venger d'eux. Bientôt, cette idée était devenue pour elle tellement insupportable, qu'au risque de ce qui pouvait arriver de terrible pour elle-même, elle avait supplié le capitaine de la jeter sur la côte; mais le capitaine, pressé d'échapper à sa fausse position, placé entre les croiseurs français et anglais, comme la chauve- souris entre les rats et les oiseaux, avait grande hâte de regagner l'Angleterre, et refusa obstinément d'obéir à ce qu'il prenait pour un caprice de femme, promettant à sa passagère, qui au reste lui était particulièrement recommandée par le cardinal, de la jeter, si la mer et les Français le permettaient, dans un des ports de la Bretagne, soit à Lorient, soit à Brest; mais en attendant, le vent était contraire, la mer mauvaise, on louvoyait et l'on courait des bordées. Neuf jours après la sortie de la Charente, Milady, toute pâle de ses chagrins et de sa rage, voyait apparaître seulement les côtes bleuâtres du Finistère. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §6653

C'était une de ces belles et rares journées d'hiver où l'Angleterre se souvient qu'il y a un soleil. L'astre pâli, mais cependant splendide encore, se couchait à l'horizon, empourprant à la fois le ciel et la mer de bandes de feu et jetant sur les tours et les vieilles maisons de la ville un dernier rayon d'or qui faisait étinceler les vitres comme le reflet d'un incendie. Milady, en respirant cet air de l'Océan plus vif et plus balsamique à l'approche de la terre, en contemplant toute la puissance de ces préparatifs qu'elle était chargée de détruire, toute la puissance de cette armée qu'elle devait combattre à elle seule -- elle femme -- avec quelques sacs d'or, se compara mentalement à Judith, la terrible Juive, lorsqu'elle pénétra dans le camp des Assyriens et qu'elle vit la masse énorme de chars, de chevaux, d'hommes et d'armes qu'un geste de sa main devait dissiper comme un nuage de fumée. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §6656

-- On ne vous fait aucune violence, madame, et ce qui vous arrive est le résultat d'une mesure toute simple que nous sommes forcés de prendre avec tous ceux qui débarquent en Angleterre. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §6703

Elle craignit bien plutôt que ses précédentes opérations en Angleterre n'eussent été découvertes. Buckingham pouvait avoir deviné que c'était elle qui avait coupé les deux ferrets, et se venger de cette petite trahison; mais Buckingham était incapable de se porter à aucun excès contre une femme, surtout si cette femme était censée avoir agi par un sentiment de jalousie. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §6747

-- Vous vous êtes donc décidée à revenir en Angleterre, dit Lord de Winter, malgré la résolution que vous m'aviez si souvent manifestée à Paris de ne jamais remettre les pieds sur le territoire de la Grande-Bretagne(Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §6750

«Mais, dites-moi vous-même, ma chère soeur, reprit-il, ce que vous venez faire en Angleterre. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §6754

-- Et vous n'avez pas, en venant en Angleterre, d'autre but que de me voir? (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §6758

-- Oh! mon Dieu, non, dit Lord de Winter avec une apparente bonhomie; vous avez le désir de me voir, et vous venez en Angleterre. J'apprends ce désir, ou plutôt je me doute que vous l'éprouvez, et afin de vous épargner tous les ennuis d'une arrivée nocturne dans un port, toutes les fatigues d'un débarquement, j'envoie un de mes officiers au-devant de vous; je mets une voiture à ses ordres, et il vous amène ici dans ce château, dont je suis gouverneur, où je viens tous les jours, et où, pour que notre double désir de nous voir soit satisfait, je vous fais préparer une chambre. Qu'y a-t-il dans tout ce que je dis là de plus étonnant que dans ce que vous m'avez dit? (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §6768

«Oui, je comprends, après avoir hérité de mon frère, il vous eût été doux d'hériter de moi; mais, sachez-le d'avance, vous pouvez me tuer ou me faire tuer, mes précautions sont prises, pas un penny de ce que je possède ne passera dans vos mains. N'êtes-vous pas déjà assez riche, vous qui possédez près d'un million, et ne pouviez-vous vous arrêter dans votre route fatale, si vous ne faisiez le mal que pour la jouissance infinie et suprême de le faire? Oh! tenez, je vous le dis, si la mémoire de mon frère ne m'était sacrée, vous iriez pourrir dans un cachot d'État ou rassasier à Tyburn la curiosité des matelots; je me tairai, mais vous, supportez tranquillement votre captivité; dans quinze ou vingt jours je pars pour La Rochelle avec l'armée; mais la veille de mon départ, un vaisseau viendra vous prendre, que je verrai partir et qui vous conduira dans nos colonies du Sud; et, soyez tranquille, je vous adjoindrai un compagnon qui vous brûlera la cervelle à la première tentative que vous risquerez pour revenir en Angleterre ou sur le continent.» (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §6799

«Maintenant, dit le baron, regardez cette femme: elle est jeune, elle est belle, elle a toutes les séductions de la terre, eh bien, c'est un monstre qui, à vingt-cinq ans, s'est rendu coupable d'autant de crimes que vous pouvez en lire en un an dans les archives de nos tribunaux; sa voix prévient en sa faveur, sa beauté sert d'appât aux victimes, son corps même paye ce qu'elle a promis, c'est une justice à lui rendre; elle essayera de vous séduire, peut-être même essayera-t-elle de vous tuer. Je vous ai tiré de la misère, Felton, je vous ai fait nommer lieutenant, je vous ai sauvé la vie une fois, vous savez à quelle occasion; je suis pour vous non seulement un protecteur, mais un ami; non seulement un bienfaiteur, mais un père; cette femme est revenue en Angleterre afin de conspirer contre ma vie; je tiens ce serpent entre mes mains; eh bien, je vous fais appeler et vous dis: Ami Felton, John, mon enfant, garde-moi et surtout garde-toi de cette femme; jure sur ton salut de la conserver pour le châtiment qu'elle a mérité. John Felton, je me fie à ta parole; John Felton, je crois à ta loyauté. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §6810

Cependant le cardinal attendait des nouvelles d'Angleterre, mais aucune nouvelle n'arrivait, si ce n'est fâcheuse et menaçante. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §6821

Le cardinal attendait donc avec grande impatience des nouvelles d'Angleterre qui devaient annoncer que Buckingham ne viendrait pas. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §6828

Un jour où, rongé d'un mortel ennui, sans espérance dans les négociations avec la ville, sans nouvelles d'Angleterre, le cardinal était sorti sans autre but que de sortir, accompagné seulement de Cahusac et de La Houdinière, longeant les grèves et mêlant l'immensité de ses rêves à l'immensité de l'océan, il arriva au petit pas de son cheval sur une colline du haut de laquelle il aperçut derrière une haie, couchés sur le sable et prenant au passage un de ces rayons de soleil si rares à cette époque de l'année, sept hommes entourés de bouteilles vides. Quatre de ces hommes étaient nos mousquetaires s'apprêtant à écouter la lecture d'une lettre que l'un d'eux venait de recevoir. Cette lettre était si importante, qu'elle avait fait abandonner sur un tambour des cartes et des dés. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §6839

Il faisait une assez belle journée d'hiver, et un rayon de ce pâle soleil d'Angleterre qui éclaire, mais qui n'échauffe pas, passait à travers les barreaux de la prison. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §7070

«Oui, oui, continua Lord de Winter, je comprends; vous voudriez bien être en liberté sur ce rivage; vous voudriez bien, sur un bon navire, fendre les flots de cette mer verte comme de l'émeraude; vous voudriez bien, soit sur terre, soit sur l'océan, me dresser une de ces bonnes petites embuscades comme vous savez si bien les combiner. Patience! patience! Dans quatre jours, le rivage vous sera permis, la mer vous sera ouverte, plus ouverte que vous ne le voudrez, car dans quatre jours l'Angleterre sera débarrassée de vous.» (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §7074

-- Y a-t-il donc en Angleterre deux hommes à qui un semblable nom puisse convenir? (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §7110

-- Que les païens, les gentils et les infidèles appellent duc de Buckingham, reprit Milady; je n'aurais pas cru qu'il y aurait eu un Anglais dans toute l'Angleterre qui eût eu besoin d'une si longue explication pour reconnaître celui dont je voulais parler! (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §7112

-- Comment donc, chère soeur! dit de Winter, ne m'avez-vous pas sentimentalement annoncé, de cette jolie bouche si cruelle pour moi aujourd'hui, que vous veniez en Angleterre à cette seule fin de me voir tout à votre aise, jouissance dont, me disiez-vous, vous ressentiez si vivement la privation, que vous avez tout risqué pour cela, mal de mer, tempête, captivité! eh bien, me voilà, soyez satisfaite; d'ailleurs, cette fois ma visite a un motif.» (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §7138

-- Tu crois, et cependant tu es le complice de cet enfant de Bélial qu'on appelle Lord de Winter! Tu crois, et cependant tu me laisses aux mains de mes ennemis, de l'ennemi de l'Angleterre, de l'ennemi de Dieu? Tu crois, et cependant tu me livres à celui qui remplit et souille le monde de ses hérésies et de ses débauches, à cet infâme Sardanapale que les aveugles nomment le duc de Buckingham et que les croyants appellent l'Antéchrist. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §7204

-- Oui, oui, dit Felton en passant ses mains sur son front couvert de sueur, comme pour en arracher son dernier doute; oui, je reconnais la voix qui me parle dans mes rêves; oui, je reconnais les traits de l'ange qui m'apparaît chaque nuit, criant à mon âme qui ne peut dormir: ?Frappe, sauve l'Angleterre, sauve-toi, car tu mourras sans avoir désarmé Dieu!? Parlez, parlez! s'écria Felton, je puis vous comprendre à présent.» (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §7207

«-- Voyons, dit le misérable, la paix ne vaut-elle pas mieux qu'une pareille guerre? Je vous rends la liberté à l'instant même, je vous proclame une vertu, je vous surnomme la Lucrèce de l'Angleterre. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §7393

-- Et voilà justement où est l'infamie, répondit Milady. La flétrissure d'Angleterre!... il fallait prouver quel tribunal me l'avait imposée, et j'aurais fait un appel public à tous les tribunaux du royaume; mais la flétrissure de France... oh! par elle, j'étais bien réellement flétrie.» (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §7436

-- Le vrai coupable, dit Milady, c'est le ravageur de l'Angleterre, le persécuteur des vrais croyants, le lâche ravisseur de l'honneur de tant de femmes, celui qui pour un caprice de son coeur corrompu va faire verser tant de sang à deux royaumes, qui protège les protestants aujourd'hui et qui les trahira demain... (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §7452

-- Lord de Winter était mort sans rien dire à son frère. Le secret terrible devait être caché à tous, jusqu'à ce qu'il éclatât comme la foudre sur la tête du coupable. Votre protecteur avait vu avec peine ce mariage de son frère aîné avec une jeune fille sans fortune. Je sentis que je ne pouvais attendre d'un homme trompé dans ses espérances d'héritage aucun appui. Je passai en France résolue à y demeurer pendant tout le reste de ma vie. Mais toute ma fortune est en Angleterre; les communications fermées par la guerre, tout me manqua: force fut alors d'y revenir; il y a six jours j'abordais à Portsmouth. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §7469

-- Milord, continua Felton s'exaltant à mesure qu'il parlait, Milord, prenez garde, toute l'Angleterre est lasse de vos iniquités; Milord, vous avez abusé de la puissance royale que vous avez presque usurpée; Milord, vous êtes en horreur aux hommes et à Dieu; Dieu vous punira plus tard, mais, moi, je vous punirai aujourd'hui. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §7729

«Par ce que j'ai, depuis que je vous connais, souffert par vous et pour vous, je vous conjure, si vous avez souci de mon repos, d'interrompre les grands armements que vous faites contre la France et de cesser une guerre dont on dit tout haut que la religion est la cause visible, et tout bas que votre amour pour moi est la cause cachée. Cette guerre peut non seulement amener pour la France et pour l'Angleterre de grandes catastrophes, mais encore pour vous, Milord, des malheurs dont je ne me consolerais pas. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §7779

La première crainte du roi d'Angleterre, Charles Ier, en apprenant cette mort, fut qu'une si terrible nouvelle ne décourageât les Rochelois; il essaya, dit Richelieu dans ses Mémoires, de la leur cacher le plus longtemps possible, faisant fermer les ports par tout son royaume, et prenant soigneusement garde qu'aucun vaisseau ne sortit jusqu'à ce que l'armée que Buckingham apprêtait fût partie, se chargeant, à défaut de Buckingham, de surveiller lui- même le départ. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §7828

Il poussa même la sévérité de cet ordre jusqu'à retenir en Angleterre l'ambassadeur de Danemark, qui avait pris congé, et l'ambassadeur ordinaire de Hollande, qui devait ramener dans le port de Flessingue les navires des Indes que Charles Ier avait fait restituer aux Provinces-Unies. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §7829

-- C'est-à-dire, reprit Milady, poussée dans ses retranchements, qu'elle, personnellement, je n'ai pas l'honneur de la connaître; mais je connais bon nombre de ses amis les plus intimes: je connais M. de Putange; j'ai connu en Angleterre M. Dujart; je connais M. de Tréville. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §7974

-- D'Angleterre. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §8077

-- Eh bien, dites-lui ceci, Rochefort: dites-lui que notre conversation à l'auberge du Colombier-Rouge a été entendue par ces quatre hommes; dites-lui qu'après son départ l'un d'eux est monté et m'a arraché par violence le sauf-conduit qu'il m'avait donné; dites-lui qu'ils avaient fait prévenir Lord de Winter de mon passage en Angleterre; que, cette fois encore, ils ont failli faire échouer ma mission, comme ils ont fait échouer celle des ferrets; dites-lui que parmi ces quatre hommes, deux seulement sont à craindre, d'Artagnan et Athos; dites-lui que le troisième, Aramis, est l'amant de Mme de Chevreuse: il faut laisser vivre celui-là, on sait son secret, il peut être utile; quant au quatrième, Porthos, c'est un sot, un fat et un niais, qu'il ne s'en occupe même pas. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §8112

Mais le lendemain il lui fallut bien croire à cette fatale nouvelle; La Porte, retenu comme tout le monde en Angleterre par les ordres du roi Charles Ier, arriva porteur du dernier et funèbre présent que Buckingham envoyait à la reine. (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §8688

-- Et qui m'impute cela, Monseigneur? dit d'Artagnan, qui se doutait que l'accusation venait de Milady: une femme flétrie par la justice du pays, une femme qui a épousé un homme en France et un autre en Angleterre, une femme qui a empoisonné son second mari et qui a tenté de m'empoisonner moi-même! (Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père)  §8737