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Alors, en supposant qu'il fût libre, il la rejoindrait en France, au couvent des Carmélites de Béthune.
(Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père) §7662 On verra plus tard que cette impatience de remonter vers Paris avait pour cause le danger que devait courir Mme Bonacieux en se rencontrant au couvent de Béthune avec Milady, son ennemie mortelle. Aussi, comme nous l'avons dit, Aramis avait écrit immédiatement à Marie Michon, cette lingère de Tours qui avait de si belles connaissances, pour qu'elle obtînt que la reine donnât l'autorisation à Mme Bonacieux de sortir du couvent et de se retirer soit en Lorraine, soit en Belgique. La réponse ne s'était pas fait attendre, et, huit ou dix jours après, Aramis avait reçu cette lettre:
(Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père) §7835 «Voici l'autorisation de ma soeur à retirer notre petite servante du couvent de Béthune, dont vous pensez que l'air est mauvais pour elle. Ma soeur vous envoie cette autorisation avec grand plaisir, car elle aime fort cette petite fille, à laquelle elle se réserve d'être utile plus tard.
(Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père) §7837 «La supérieure du couvent de Béthune remettra aux mains de la personne qui lui remettra ce billet la novice qui était entrée dans son couvent sous ma recommandation et sous mon patronage.
(Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père) §7841 Il ne fut donc plus question de Marie Michon entre les quatre mousquetaires, qui d'ailleurs avaient ce qu'ils voulaient: l'ordre de tirer Mme Bonacieux du couvent des carmélites de Béthune. Il est vrai que cet ordre ne leur servirait pas à grand-chose tant qu'ils seraient au camp de La Rochelle, c'est-à-dire à l'autre bout de la France; aussi d'Artagnan allait-il demander un congé à M. de Tréville, en lui confiant tout bonnement l'importance de son départ, lorsque cette nouvelle lui fut transmise, ainsi qu'à ses trois compagnons, que le roi allait partir pour Paris avec une escorte de vingt mousquetaires, et qu'ils faisaient partie de l'escorte.
(Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père) §7845 «Eh, mon Dieu, disait d'Artagnan, qui, comme on le sait, ne doutait jamais de rien, il me semble que nous faisons bien de l'embarras pour une chose bien simple: en deux jours, et en crevant deux ou trois chevaux (peu m'importe: j'ai de l'argent), je suis à Béthune, je remets la lettre de la reine à la supérieure, et je ramène le cher trésor que je vais chercher, non pas en Lorraine, non pas en Belgique, mais à Paris, où il sera mieux caché, surtout tant que M. le cardinal sera à La Rochelle. Puis, une fois de retour de la campagne, eh bien, moitié par la protection de sa cousine, moitié en faveur de ce que nous avons fait personnellement pour elle, nous obtiendrons de la reine ce que nous voudrons. Restez donc ici, ne vous épuisez pas de fatigue inutilement; moi et Planchet, c'est tout ce qu'il faut pour une expédition aussi simple.»
(Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père) §7852 «Nous aussi, nous avons de l'argent; car je n'ai pas encore bu tout à fait le reste du diamant, et Porthos et Aramis ne l'ont pas tout à fait mangé. Nous crèverons donc aussi bien quatre chevaux qu'un. Mais songez, d'Artagnan, ajouta-t-il d'une voix si sombre que son accent donna le frisson au jeune homme, songez que Béthune est une ville où le cardinal a donné rendez-vous à une femme qui, partout où elle va, mène le malheur après elle. Si vous n'aviez affaire qu'à quatre hommes, d'Artagnan, je vous laisserais aller seul; vous avez affaire à cette femme, allons-y quatre, et plaise à Dieu qu'avec nos quatre valets nous soyons en nombre suffisant!
(Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père) §7854 Et les quatre compagnons s'élancèrent au galop sur la route de Béthune.
(Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père) §7881 «P. -S. -- Selon les désirs de Votre Éminence, je me rends au couvent des carmélites de Béthune où j'attendrai ses ordres.»
(Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père) §7892 Effectivement, le même soir, Milady se mit en route; la nuit la prit: elle s'arrêta et coucha dans une auberge; puis, le lendemain, à cinq heures du matin, elle partit, et trois heures après, elle entra à Béthune.
(Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père) §7893 -- Rien de plus facile. Nous renvoyons à Béthune ce domestique de mon frère, à qui, je vous l'ai dit, nous pouvons nous fier; il prend un déguisement et se loge en face du couvent: si ce sont les émissaires du cardinal qui viennent, il ne bouge pas; si c'est M. d'Artagnan et ses amis, il les amène où nous sommes.
(Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père) §8263 Or, ce point était arrêté: Mme Bonacieux, sans défiance, la suivait; une fois cachée avec elle à Armentières, il était facile de lui faire croire que d'Artagnan n'était pas venu à Béthune. Dans quinze jours au plus, Rochefort serait de retour; pendant ces quinze jours, d'ailleurs, elle aviserait à ce qu'elle aurait à faire pour se venger des quatre amis. Elle ne s'ennuierait pas, Dieu merci, car elle aurait le plus doux passe-temps que les événements pussent accorder à une femme de son caractère: une bonne vengeance à perfectionner.
(Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père) §8295 Tous cinq, suivis de leurs valets, tenant leurs chevaux par la bride, s'avancèrent vers la ville de Béthune, dont on apercevait le faubourg, et ils s'arrêtèrent devant la première auberge qu'ils rencontrèrent.
(Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père) §8427 Tout entier à une seule pensée, celle de la promesse qu'il avait faite et de la responsabilité qu'il avait prise, il se retira le dernier dans sa chambre, pria l'hôte de lui procurer une carte de la province, se courba dessus, interrogea les lignes tracées, reconnut que quatre chemins différents se rendaient de Béthune à Armentières, et fit appeler les valets.
(Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père) §8445 Tous quatre devaient se trouver réunis le lendemain à onze heures à l'endroit indiqué; s'ils avaient découvert la retraite de Milady, trois resteraient à la garder, le quatrième reviendrait à Béthune pour prévenir Athos et servir de guide aux quatre amis.
(Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père) §8451 -- La femme que vous avez empoisonnée à Béthune était plus jeune encore que vous, madame, et cependant elle est morte, dit d'Artagnan.
(Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père) §8635 D'Artagnan alors raconta l'empoisonnement de Mme Bonacieux dans le couvent des Carmélites de Béthune, le jugement de la maison isolée, l'exécution sur les bords de la Lys.
(Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père) §8748 «Oui, dit-il, cela me flatterait beaucoup, mais je n'aurais pas assez longtemps à jouir de cette faveur. Pendant notre expédition de Béthune, le mari de ma duchesse est mort; de sorte que, mon cher, le coffre du défunt me tendant les bras, j'épouse la veuve. Tenez, j'essayais mon habit de noce; gardez la lieutenance, mon cher, gardez.»
(Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas Père) §8813 |
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