|
Toutes les citations de ce lieu:
121 citation(s) dans Au bonheur des dames (Emile Zola).
107 citation(s) dans Les trois mousquetaires (Alexandre Dumas Père). 89 citation(s) dans La bête humaine (Emile Zola). 55 citation(s) dans Eugénie Grandet (Balzac). 51 citation(s) dans Du côté de chez Swann (Marcel Proust). 43 citation(s) dans Le rouge et le noir (Stendhal). 33 citation(s) dans Le Comte de Monte-Christo v1 (Alexandre Dumas Père). 32 citation(s) dans La Chartreuse de Parme (Stendhal). 22 citation(s) dans Histoires extraordinaires (Edgar Allan Poe). 22 citation(s) dans Le Grand Meaulnes (Alain-Fournier). 16 citation(s) dans Vingt mille lieues sous les mers (Jules Verne). 12 citation(s) dans Le tour du monde en 80 jours (Jules Verne). 12 citation(s) dans Nouvelles lettres d'un voyageur (George Sand). 9 citation(s) dans Cyrano de Bergerac (Edmond Rostand). 8 citation(s) dans Candide (Voltaire). 6 citation(s) dans Journal d'un sous-officier, 1870 (Amédée Delorme). 6 citation(s) dans Michel Strogoff (Jules Verne). 6 citation(s) dans Une ville flottante (Jules Verne). 4 citation(s) dans De la Terre à la Lune (Jules Verne). 2 citation(s) dans Cinq semaines en ballon (Jules Verne). 2 citation(s) dans Poil de carotte (Jules Renard). 1 citation(s) dans L'archipel en feu (Jules Verne). Passèrent aussi des livres tout neufs, dont j'avais, avec convoitise, lu les titres derrière la couverture des rares bouquins de notre bibliothèque: La Teppe aux Merles, La Roche aux Mouettes, Mon ami Benoist... Les uns feuilletaient d'une main sur leurs genoux ces volumes, venus on ne savait d'où, volés peut-être, et écrivaient la dictée de l'autre main. D'autres faisaient tourner le compas au fond de leurs casiers. D'autres brusquement, tandis que M. Seurel tournant le dos continuait la dictée en marchant du bureau à la fenêtre, fermaient un oeil et se collaient sur l'autre la vue glauque et trouée de Notre- Dame de Paris. Et l'élève étranger, la plume à la main, son fin profil contre le poteau gris, clignait des yeux, content de tout ce jeu furtif qui s'organisait autour de lui.
(Le Grand Meaulnes, Alain-Fournier) §662 ?En retour, dit-il, voici maintenant tout ce que je puis vous dire: je vous indiquerai la maison de Paris où la jeune fille du château avait l'habitude de passer les fêtes: Pâques et la Pentecôte, le mois de juin et quelquefois une partie de l'hiver?.
(Le Grand Meaulnes, Alain-Fournier) §742 Le jeune garçon nous donna rapidement une adresse à Paris, que nous répétâmes à mi-voix. Puis il courut, dans l'ombre, rejoindre son compagnon à la grille, nous laissant dans un état de trouble inexprimable.
(Le Grand Meaulnes, Alain-Fournier) §746 ?Et maintenant, dit Meaulnes soudain, je vais préparer mon bagage. Apprends-le, Seurel: j'ai écrit à ma mère jeudi dernier, pour lui demander de finir mes études à Paris. C'est aujourd'hui que je pars?.
(Le Grand Meaulnes, Alain-Fournier) §891 Il continuait à regarder vers le bourg, les mains appuyées aux barreaux, à la hauteur de sa tête. Inutile de demander si sa mère, qui était riche et lui passait toutes ses volontés, lui avait passé celle-là. Inutile aussi de demander pourquoi soudainement il désirait s'en aller à Paris!...
(Le Grand Meaulnes, Alain-Fournier) §892 Peu à peu je comprenais que c'était bien fini, puisqu'il voulait terminer ses études à Paris; jamais plus je n'aurais avec moi mon grand camarade.
(Le Grand Meaulnes, Alain-Fournier) §898 Il n'y avait d'espoir, pour nous réunir, qu'en cette maison de Paris où devait se retrouver la trace de l'aventure perdue... Mais de voir Meaulnes lui-même si triste, quel pauvre espoir c'était là pour moi!
(Le Grand Meaulnes, Alain-Fournier) §899 ?Aujourd'hui, dès mon arrivée à Paris, je suis allé devant la maison indiquée. Je n'ai rien vu. Il n'y avait personne. Il n'y aura jamais personne.
(Le Grand Meaulnes, Alain-Fournier) §942 ?Au moment où j'allais partir une jeune fille, ou une jeune femme--je ne sais--est venue s'asseoir sur un des bancs mouillés de pluie. Elle était vêtue de noir avec une petite collerette blanche. Lorsque je suis parti, elle était encore là, immobile malgré le froid du soir, à attendre je ne sais quoi, je ne sais qui. Tu vois que Paris est plein de fous comme moi.
(Le Grand Meaulnes, Alain-Fournier) §947 Lettres de peu de confidence quoi qu'il paraisse! Meaulnes ne me disait ni pourquoi il était resté si longtemps silencieux, ni ce qu'il comptait faire maintenant. J'eus l'impression qu'il rompait avec moi, parce que son aventure était finie, comme il rompait avec son passé. J'eus beau lui écrire, en effet, je ne reçus plus de réponse. Un mot de félicitations seulement, lorsque j'obtins mon Brevet Simple. En septembre je sus par un camarade d'école qu'il était venu en vacances chez sa mère à La Ferté-d'Angillon. Mais nous dûmes, cette année là, invités par mon oncle Florentin du Vieux-Nançay, passer chez lui les vacances. Et Meaulnes repartit pour Paris sans que j'eusse pu le voir.
(Le Grand Meaulnes, Alain-Fournier) §960 --Oui, Monsieur de Galais donnait des fêtes pour amuser son fils, un garçon étrange, plein d'idées extraordinaires. Pour le distraire, il imaginait ce qu'il pouvait. On faisait venir des Parisiennes... des gars de Paris et d'ailleurs...
(Le Grand Meaulnes, Alain-Fournier) §1022 ?Toutes les Sablonnières étaient en ruine, madame de Galais près de sa fin, qu'ils cherchaient encore à l'amuser et lui passaient toutes ses fantaisies. C'est l'hiver dernier--non, l'autre hiver, qu'ils ont fait leur plus grande fête costumée. Ils avaient invité moitié gens de Paris et moitié gens de campagne. Ils avaient acheté ou loué des quantités d'habits merveilleux, des jeux, des chevaux, des bateaux. Toujours pour amuser Frantz de Galais. On disait qu'il allait se marier et qu'on fêtait là ses fiançailles. Mais il était bien trop jeune. Et tout a cassé d'un coup; il s'est sauvé; on ne l'a jamais revu... La châtelaine morte, mademoiselle de Galais est restée soudain toute seule avec son père, le vieux capitaine de vaisseau.
(Le Grand Meaulnes, Alain-Fournier) §1023 --Eh bien, non, fit-elle toute penaude en me regardant. Il n'y a pas eu de noces. Puisque cette pauvre folle s'était mis dans la tête mille folies qu'elle nous a expliquées. C'était une des filles d'un pauvre tisserand. Elle était persuadée que tant de bonheur était impossible, que le jeune homme était trop jeune pour elle; que toutes les merveilles qu'il lui décrivait étaient imaginaires, et lorsqu'enfin Frantz est venu la chercher, Valentine a pris peur. Il se promenait avec elle et sa soeur dans le jardin de l'Archevêché à Bourges, malgré le froid et le grand vent. Le jeune homme, par délicatesse certainement en parce qu'il aimait la cadette, était plein d'attentions pour l'aînée. Alors ma folle s'est imaginé je ne sais quoi; elle a dit qu'elle allait chercher un fichu à la maison; et là, pour être sûre de n'être pas suivie, elle a revêtu des habits d'homme et s'est enfuie à pied sur la route de Paris.
(Le Grand Meaulnes, Alain-Fournier) §1098 ?Malgré nos supplications, elle a voulu continuer son chemin sur Paris, au mois de mars; je lui ai donné des robes qu'elle a retaillées, Moinel lui a pris son billet à la gare et donné un peu d'argent.
(Le Grand Meaulnes, Alain-Fournier) §1108 ?Elle ne nous a pas oubliés; elle est couturière à Paris auprès de Notre-Dame; elle nous écrit encore pour nous demander si nous ne savons rien des Sablonnières. Une bonne fois, pour la délivrer de cette idée, je lui ai répondu que le domaine était vendu, abattu, le jeune homme disparu pour toujours et la jeune fille mariée. Tout cela doit être vrai, je pense. Depuis ce temps ma Valentine écrit bien moins souvent...?
(Le Grand Meaulnes, Alain-Fournier) §1109 ?Eh bien j'ai essayé de vivre là-bas, à Paris, quand j'ai vu que tout était fini et qu'il ne valait plus même la peine de chercher le Domaine perdu... Mais un homme qui a fait une fois un bond dans le paradis, comment pourrait-il s'accommoder ensuite de la vie de tout le monde? Ce qui est le bonheur des autres m'a paru dérision. Et lorsque, sincèrement, délibérément, j'ai décidé un jour de faire comme les autres, ce jour-là j'ai amassé du remords pour longtemps...?
(Le Grand Meaulnes, Alain-Fournier) §1142 ?Et voilà, dit Meaulnes en l'apercevant, celui qui tenait la clef de tout, pendant que nous cherchions jusqu'à Paris. C'est à désespérer!?
(Le Grand Meaulnes, Alain-Fournier) §1176 Il m'est arrivé, dans les quartiers pauvres de Paris, de voir soudain, descendue dans la rue, séparé par des agents intervenus dans la bataille, un ménage qu'on croyait heureux, uni, honnête. Le scandale a éclaté tout d'un coup, n'importe quand, à l'instant de se mettre à table, le dimanche avant de sortir, au moment de souhaiter la fête du petit garçon.... et maintenant tout est oublié, saccagé. L'homme et la femme, au milieu du tumulte, ne sont plus que deux démons pitoyables et les enfants en larmes se jettent contre eux, les embrassent étroitement, les supplient de se taire et de ne plus se battre.
(Le Grand Meaulnes, Alain-Fournier) §1375 Ainsi ce remords secret que Meaulnes portait depuis son séjour à Paris avait fini par être le plus fort. Il avait fallu que mon grand compagnon échappât à la fin à son bonheur tenace...
(Le Grand Meaulnes, Alain-Fournier) §1388 C'était encore l'écriture de Meaulnes, mais rapide, mal formée, à peine lisible; de petits paragraphes de largeurs inégales, séparés par des lignes blanches. Parfois ce n'était qu'une phrase inachevée. Quelquefois une date. Dès la première ligne, je jugeai qu'il pouvait y avoir là des renseignements sur la vie passée de Meaulnes à Paris, des indices sur la piste que je cherchais, et je descendis dans la salle à manger pour parcourir à loisir, à la lumière du jour, l'étrange document. Il faisait un jour d'hiver clair et agité. Tantôt le soleil vif dessinait les croix des carreaux sur les rideaux blancs de la fenêtre, tantôt un vent brusque jetait aux vitres une averse glacée. Et c'est devant cette fenêtre, auprès du feu, que je lus ces lignes qui m'expliquèrent tant de choses et dont voici la copie très exacte...
(Le Grand Meaulnes, Alain-Fournier) §1504 --Eh bien, s'il en est ainsi, dit-elle, le visage en feu, bégayant et pleurant à demi, je partirai en effet. Je rentrerai à Bourges, chez nous, avec ma soeur. Et si vous ne revenez pas me chercher, vous savez, n'est-ce pas? que mon père est trop pauvre pour me garder; eh bien! je repartirai pour Paris, je battrai les chemins comme je l'ai déjà fait une fois, je deviendrai certainement une fille perdue, moi qui n'ai plus de métier...?
(Le Grand Meaulnes, Alain-Fournier) §1598 25 août.--De l'autre côté de Bourges, à l'extrémité des nouveaux faubourgs, il découvrit, après avoir longtemps cherché, la maison de Valentine Blondeau. Une femme--la mère de Valentine--sur le pas de la porte, semblait l'attendre. C'était une bonne figure de ménagère, lourde, fripée, mais belle encore. Elle le regardai venir avec curiosité, et lorsqu'il lui demanda: ?si Mlles Blondeau étaient ici?, elle lui expliqua doucement, avec bienveillance, qu'elles étaient rentrées à Paris depuis le 15 août.
(Le Grand Meaulnes, Alain-Fournier) §1608 |
|
||